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La Fédération canadienne des contribuables réclame une baisse des taxes sur l’essence

Photo d'archives, Agence QMI

Exaspérée par le coût de l’essence qui ne cesse de grimper, la Fédération canadienne des contribuables (FCC) a réclamé, à son tour, une baisse des taxes sur l’essence. 

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Selon une étude menée par la FCC, les cinq taxes imposées sur l’essence au Québec pesaient pour 33% du prix affiché à la pompe en avril. Une sixième taxe imposée dans la région métropolitaine pour financer le transport en commun fait bondir ce taux à 36% à Montréal et dans ses environs.

«Au Québec, la TPS et la TVQ sont calculées sur le prix incluant les taxes volumétriques, signifiant que les automobilistes paient des taxes sur leurs taxes. Cela ajoute 5,7 sous au prix de l’essence par litre au Québec et 6,2 sous dans la grande région de Montréal», a d’ailleurs souligné la FCC.

Ainsi, en prenant le prix moyen du litre qui s’est établi à 1,81 $ en avril, les automobilistes payaient 0,65 $ par litre en taxes à Montréal, contre 0,59 $ dans le reste du Québec. Ces montants ont depuis augmenté en mai, avec le prix de l’essence qui a fracassé la barre des 2 $ le litre.

«Comme le tiers du prix s’envole en taxes sur l’essence, il est clair que Québec et Ottawa ont la marge nécessaire pour réduire la pression sur les portefeuilles des automobilistes», a déploré le directeur Québec à la FCC, Renaud Brossard.

Or, le premier ministre François Legault a déjà fermé la porte à une réduction des taxes sur l’essence, refusant d’emprunter la voie préconisée par ses homologues en Alberta et en Ontario.

En vertu des calculs de l’Organisation, les automobilistes montréalais sont parmi ceux qui paient le plus cher pour faire le plein au pays, derrière les conducteurs du Grand Vancouver et de Victoria. Le Québec pris dans son ensemble, lui, arrivait troisième en avril derrière Terre-Neuve-et-Labrador et la Colombie-Britannique.

«L’impact de l’essence à deux dollars le litre se reflète partout, que ce soit dans nos factures de transport ou d’alimentation. Au lieu de pointer du doigt, nos gouvernements devraient se contenter de piger un peu moins creux dans les poches des contribuables pour faire descendre les prix», a plaidé M. Brossard.

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