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Mission accomplie pour l'organisme J'ai mon appart'!

Après quatre ans de travail acharné, de démarches et de campagnes de financement, les locataires de l'organisme J'ai mon appart', à Shawinigan, peuvent enfin emménager dans leur nouveau logement.

C'est le cas de Félix Lapointe qui était fébrile d'habiter dans son propre appartement. Maintenant qu'il est autonome, il devra veiller à faire l'épicerie, payer son loyer et garder l'endroit propre.

«Il faut que je tiennes ça très, très propre et j'entretiens vraiment, vraiment comme il faut», a déclaré Félix.

Vivant avec une déficience intellectuelle, il est prêt à relever le défi.

Même chose pour Marie-Christine Morand, une autre locataire. À 57 ans, elle habite pour la première fois seule.

«Faut que je m'habitue à faire mes affaires et c'est ça que je fais», affirme Mme Morand.

Elle résidait jusqu'à tout récemment chez son frère qui est très fier d'elle.

«Je regarde tout le cheminement qu'elle a accompli. C’est une personne complètement différente. Je pense que papa pis maman seraient très fiers de voir Marie-Christine à quel point elle est épanouie aujourd'hui pis qu'elle est autonome», souligne Jean-François Morand.

Quatre ans de démarche, 3,6 millions $ amassés, plusieurs campagnes de financement... Grâce à toute une équipe, 11 personnes vivant avec une déficience intellectuelle peuvent maintenant s'épanouir.

«On a 12 appartements, mais on a 11 locataires et le 12e appartement c'est un locataire ressource qui, lui, assure une présence durant la nuit», explique la présidente du C.A. de l'organisme J'ai mon appart', Michèle Lafontaine.

Au total, cinq employés travaillent à temps plein dans l'établissement de deux étages.

Grâce à ce projet, Shawinigan devient un exemple pour les autres villes du Québec qui voudraient le même genre d'installations.

«Ç’a été extrêmement difficile de monter ce projet. Ça prend la collaboration du gouvernement, des ministères, de la Ville évidemment, mais d'une communauté», mentionne le maire de Shawinigan, Michel Anger.

«Être obligé d'aller dans une autre région pour avoir un appartement, ça ne faisait pas de sens, donc, bien sûr, on a accompagné nos personnes», ajoute la directrice des programmes en déficience intellectuelle, trouble du spectre de l'autisme et déficience physique du CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec, Jacinthe Cloutier.

«C'est des habitations à prix modiques. Ça leur laisse une belle marge de manœuvre aussi pour acheter leurs vêtements, avoir des loisirs, des activités. Donc ça, cette possibilité-là d'avoir des appartements à 25 % de leur revenu mensuel, c'est vraiment, vraiment important», souligne Mme Lafontaine.

Pour les locataires, l'important, c'est surtout de se sentir bien chez eux, dans leur nouveau foyer.

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