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Variole du singe : récit d’un médecin montréalais qui l’a vue

Le docteur Robert Pilarski, médecin généraliste, a témoigné dans une entrevue à LCN de son expérience sur le terrain des patients infectés par la variole du singe.

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«Les deux premiers cas, on les a vus il y a neuf jours. On ne pensait pas que c’était quelque chose de plus important qu’un chancre mou, une infection qui se traite très bien avec des antibiotiques», a dit le docteur de la clinique de La Licorne, en ondes sur LCN.

C’est tout naturellement que le médecin a prescrit des antibiotiques destinés à soigner cette infection. Mais plusieurs jours plus tard, ce dernier a revu son jugement.

«Puis à la maison je reçois un message texte à propos d’une maladie très bizarre de transmission d’une maladie virale qui s’appelle «monkeypox virus» ou «variole du singe», que je ne connaissais pas à l’époque», a déclaré le médecin.

Découverte   

D’abord convaincu qu’il ne s’agissait pas de cette infection dans le cas de ces patients, le médecin, très occupé, s’est attelé à d’autres priorités. Mais en lisant plus attentivement le soir de nouveaux articles sur le sujet, il est retourné sur ses idées.

«Mercredi matin, j’ai appelé mes patients de la semaine passée pour savoir comment ils allaient. Ils me disent "écoute ça ne va pas mieux, les antibiotiques ne fonctionnent pas", puis ils m’ont parlé d’un contact potentiel avec une personne hospitalisée à Boston à cause de la variole du singe», raconte le Dr Pilarski.

Plus tard dans la journée, le docteur a reçu la confirmation que le patient de Boston était infecté par la variole du singe. C’est à ce moment-ci qu’il a activement suspecté une infection à la variole du singe.

Infection transmise sexuellement?   

La dénomination de cette infection est encore à déterminer, mais elle n’est pour l’instant pas considérée comme sexuellement transmissible.

«L’infection transmissible sexuellement est une infection qui se transmet quasi uniquement par des relations sexuelles, ce qui n’est pas le cas de la variole du singe», a-t-il expliqué.

Un virus atypique   

«C’est un virus très atypique. On n’a pas eu de cas de transmission par les gouttelettes, pendant qu’en Afrique de l’Ouest c’est souvent des transmissions par les gouttelettes par aérosol qu’on a», rapporte l’expert. «Puis aussi les lésions sont très localisées dans une seule région du corps, qui est souvent les parties génitales. Cela me fait penser que peut-être c’est un nouveau type de maladie transmise sexuellement».

Symptômes   

Pour rappel, voici la liste des symptômes de la variole du singe.

Voyez l’entrevue avec le Dr Robert Pilarski, médecin généraliste, dans la vidéo ci-dessus.

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