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Pénurie de main-d’œuvre: les éleveurs de porcs demandent à Québec et Ottawa d’agir

Les Éleveurs de porcs demandent aux autorités d’en faire plus pour contrer la pénurie de main-d’œuvre dans la filière porcine déjà fortement impactée par l’inflation.

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Les Éleveurs de porcs du Québec ont interpellé les gouvernements provincial et fédéral, jeudi, pour donner un coup de pied dans la fourmilière.

Ils réclament une prolongation de l’augmentation de la limite des travailleurs étrangers temporaires (TET) à 30 % pour l’année 2023 et une accélération du traitement des dossiers.

Faute d’employés dans les usines de transformation, les capacités d’abattage de porcs au Québec ont été abaissées, poussant les Éleveurs à effectuer la transformation en dehors du Québec en mettant en place un mécanisme de gestion équilibré de la production.

Le contexte inflationniste des marchés et la rareté de la main-d’œuvre ne manqueront pas d’exercer la situation des éleveurs de porcs, alors que les exportations du secteur porcin ont reculé de 222 millions $.

«La pérennité des entreprises porcines du Québec est ébranlée. Il faut un électrochoc. Quand le secteur de la transformation souffre, les éleveurs sont davantage éprouvés», a déploré dans un communiqué David Duval, président des Éleveurs de porcs du Québec.

«C'est tout un jeu de dominos qui en découle et ce sont les entreprises familiales d'élevage qui encaissent encore le coup. Elles qui sont déjà éprouvées par des hausses faramineuses des coûts de production pour l'alimentation et l'énergie notamment», a-t-il ajouté.

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