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Vivre avec un animal aurait un effet néfaste sur le bien-être, selon une étude québécoise

J’aime mon chat. J’adore quand il vient sur mes genoux et ronronne, et ça me fait du bien. Je me sens privilégiée de vivre avec ce chat si gentil et affectueux et j’ai toujours été convaincue qu’avoir un animal contribuait assurément à mon bonheur et à mon bien-être. Je ne vivrais pas sans un animal. La vie serait beaucoup trop plate! Mais est-ce bien vrai? Une étude québécoise récente semble démontrer le contraire, du moins en ces temps de pandémie...

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La présence d’animaux de compagnie est-elle bénéfique pour les humains qui vivent avec eux? Leur présence a-t-elle un effet positif sur notre bien-être général? Plusieurs études se sont penchées sur cette question au fil du temps. Certaines études ont démontré que oui et d’autres que non. 

Des chercheurs du Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) ont voulu y voir plus clair et se sont penchés sur cette relation, mais aussi, de façon assez intéressante, sur les facteurs sociodémographiques associés.

L’étude a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de près de 2500 personnes vivant au Canada durant la pandémie de COVID-19 et elle a récemment été publiée dans Scientific Reports, une revue éditée par Nature Publishing Group. 

Les résultats révèlent que les animaux domestiques peuvent «être un fardeau» en cette période de stress intense et chronique qu’est la pandémie actuelle.

En effet, les propriétaires d’animaux domestiques ont rapporté un bien-être psychologique moindre comparativement à ceux qui n’ont pas d’animaux, et ce, pour une majorité d’indicateurs du bien-être psychologique tels que la vitalité, la solitude et la satisfaction à l’égard de la vie.  

Une responsabilité de plus  

Ces résultats, un peu tristes je dois l’admettre, font penser qu’il vaut mieux ne pas adopter un animal uniquement pour se remontrer le moral ou encore celui d’un des membres de la famille! Oui, les animaux nous apportent de la joie et plein de petits bonheurs quotidiens, mais est-ce suffisant?

Les chercheurs ont aussi exploré des facteurs sociodémographiques (genre, âge, revenu, statut d’emploi et lieu d’habitat, etc.) et ont pu constater que chez les femmes, les gens ayant plusieurs enfants à la maison et les personnes sans emploi, le fait d’être propriétaire d’un animal domestique était associé à un bien-être moins élevé. 

Pas surprenant, sachant qu’au plus fort de la pandémie de COVID-19, avoir un animal de compagnie représente aussi pour plusieurs femmes ou mères de famille une responsabilité de plus à gérer, un ajout à la charge mentale et, malheureusement, un souci financier de plus, car, on le sait tous, avoir un animal finit par coûter cher. Espérons que cela ne se traduira pas en abandon d’animaux une fois que la pandémie sera derrière nous.

AFP

Une exception  

Finissons sur une bonne note! Amateurs de chiens, vous serez quand même heureux d’apprendre que le chien est une exception: il est le seul animal qui est associé à un bien-être psychologique plus élevé dans cette étude. 

Il est vrai que vivre avec un chien nous oblige à faire plus d’activités physiques, à sortir plus souvent à l’extérieur et même à socialiser plus dans la rue ou dans les parcs à chien. Ceci pourrait donc expliquer cela. 

Quoi qu’il en soit, personnellement, j’aime toujours autant mon gentil chat tout gris qui vient ronronner sur mes genoux chaque soir et je ne l’échangerais pas pour tout l’or du monde!

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