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«Pour une histoire d'un soir»: un retour en grand

Marie-Denise Pelletier, Joe Bocan et Marie Carmen ont été reçues sous les ovations et les tonnerres d’applaudissements dimanche après-midi, à l’occasion de leur grand retour sur les planches du Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, 2 ans et des poussières après la première officielle de leur tournée «Pour une histoire d’un soir».

La série de spectacles qui a été lancée candidement le 10 mars 2020, quelques heures avant que le monde ne s’arrête, réunit sur la même scène ces reines de la pop «spray net» québécoise - une brillante idée du producteur Martin Leclerc qui leur aura permis de mettre la main dimanche sur un billet d’argent, soit plus de 25 000 billets vendus. Un exploit réalisé en pleine pandémie, rappelons-le.

Les trois femmes sont apparues stoïquement sur la scène main dans la main. Ensemble, elles ont amorcé le spectacle par un potpourri de sept chansons comprenant «L’âme sœur», «Je t’aime mal» et «Dans la peau». Elles se sont partagé les couplets, tandis que la couleur unique de leur voix se mariait à merveille les unes aux autres.

Si l’auditoire s’est montré timide en début de spectacle, il s’est montré assez bruyant et loquace à l’égard du trio, ne craignant pas de se lever pour applaudir le talent des chanteuses d’expérience, qui ont été vivifiantes dimanche après-midi.

Les femmes se sont ensuite séparé la scène à tour de rôle, jouant leurs hymnes respectifs. Marie-Denise Pelletier a ouvert le bal avec «Inventer la terre», une chanson qui lui a permis de remporter le Grand prix de la chanson francophone en 1993 alors qu’elle représentait Montréal à Paris. Elle a aussi chanté les mégas succès «Tous les cris, les S.O.S», qui lui a valu une ovation – et quelques larmes-, et «Pour une histoire d’un soir» - des «hits» qui ne passeront jamais de mode.

Marie Carmen a bien entendu chanté sa version de «L’aigle noir» après quoi elle aussi a reçu une ovation, «Faut pas que j’panique», «J’ai l’blues de vous» et «Le rêve de Stella Spotlight», une chanson que Marie-Denise Pelletier a popularisée quand elle personnifiait cette «star déchue» dans «Starmania». Cette dernière s’est par ailleurs offert la chanson «Petite musique terrienne», qui concluait à l’époque l’opéra rock de Luc Plamondon et Michel Berger.

Marie Carmen s’est aussi montrée très émue lors de l’interprétation d’«Entre l’ombre et la lumière», sa «belle grande fille de 30 ans». Elle a d’ailleurs invité le public à chanter très fort avec «pour faire du bien au monde».

Joe Bocan, elle quant à elle a fait «Finir ça là» - la version «face A» de ce 45 tours -, «Le baisser», après avoir avorté pour la première fois son grand succès «Repartir à zéro» qu’elle a gardé pour le dernier acte du spectacle et pour laquelle elle a revêtu sa robe bouffante. Elle a aussi joué «Appocalypso» et «Les femmes voilées», une chanson qu’elle a écrite dans sa vingtaine pour dénoncer les violences faites aux femmes. Elle a aussi plaisanté sur la perception un peu bohème que le public avait d’elle : «la mère de famille qui élevait ses enfants dans les arbres» et qui aurait fait d’elle la seule chanteuse à ne pas avoir sa chanson signée Plamondon.

Le spectacle «Pour une histoire d’un soir» est un «rendez-vous d’amour» qui arrive à point et qui fait du bien à un vaste auditoire. «Enfin!», s’est même exclamée Marie-Denise Pelletier qui comme ses acolytes n’a pas pu cacher sa fébrilité et son excitation d’être de retour sur les planches après une pause pandémique.

La tournée «Pour une histoire d’un soir» se poursuit jusqu’en au moins 2023.Toutes les dates sont au productionsmartinleclerc.com.

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