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Disparition et décès d’une femme autochtone, 20 mois plus tard, la famille reste sans réponse

Bloc GRC

Photo Agence QMI, Joël Lemay

La famille d'une jeune femme autochtone qui avait disparu en 2020 à Vancouver et dont le corps a été retrouvé récemment, cherche à comprendre ce qu’il s'est passé et dénonce l’inaction de la police.

Chelsea Poorman, une jeune femme crie, a disparu en septembre 2020 à l'âge de 24 ans, son corps a été retrouvé en avril cette année.

La mère et les sœurs de Chelsea Poorman ne savent toujours pas les circonstances de son décès. Elles sont également mécontentes que la police ait jugé la mort "non suspecte", a rapporté Vancouver Sun.

Les membres de la famille ressentent de la frustration et de la colère face à la façon dont le cas de Chelsea a été traité par la police de Vancouver : ils pensent que sa disparition, il y a 20 mois, n'a pas été rendue publique assez rapidement et veulent savoir exactement ce que les agents ont fait pour essayer de la retrouver pendant cette période.

Plusieurs organisations autochtones ont exprimé leur indignation face à la rapidité avec laquelle la police de Vancouver a décidé que la mort de Poorman était exempte de tout soupçon, affirmant que cette décision était «emblématique de la crise absolue des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées» à travers le Canada.

Elles ne comprennent pas pourquoi la police a immédiatement déclaré sa mort « non suspecte » alors que tant de détails restent inconnus.

Le corps de la jeune femme a été retrouvé le 22 avril sous une couverture sur une terrasse en béton derrière un manoir vacant selon le coroner. Elle portait les mêmes vêtements que la nuit de sa disparition.

La police de Vancouver a conclu que sa mort n'était «pas suspecte» deux semaines après la découverte du corps.

Chelsea était membre de la Première Nation Kawacatoose, à 200 km au sud-est de Saskatoon.

Pour rappel, les femmes autochtones sont 25 % plus à risque d'être victimes d'un homicide que les autres Canadiennes, selon le rapport de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées publié en 2019.

En 2014, la Gendarmerie royale du Canada estimait à plus de 1200 le nombre de cas de femmes et de filles autochtones disparues ou assassinées entre 1980 et 2012. Mais les groupes de femmes autochtones évoquent plutôt un chiffre supérieur à 4000, dans des estimations documentées.

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