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Une nouvelle usine d'énergie verte à Sept-Îles

Une jeune entreprise de Magog a ciblé le secteur industriel de Pointe-Noire, à Sept-Îles, comme terrain potentiel pour une nouvelle usine de production d'ammoniac et d'hydrogène vert.

L'usine pourrait prochainement s'établir dans le secteur, où de vastes terrains sont disponibles près du port.

L'établissement, qui utiliserait un procédé d'électrolyse de l'eau, pourrait produire annuellement 400 000 tonnes d'ammoniac et 80 000 tonnes d'hydrogène vert.

Des investissements pouvant aller jusqu'à un milliard de dollars américains ont été évoqués.

Un signal positif du gouvernement québécois sera toutefois nécessaire pour permettre à la compagnie d'avoir des coudées franches dans le projet, a souligné le co-fondateur de l'entreprise Teal, Chimie et Énergie, Jonathan Martel.

«Nous sommes en discussion active avec plusieurs investisseurs privés et institutionnels au Québec et à l'extérieur du Québec, Canada et pays étrangers. Notre niveau de confiance pour lever ces fonds est très élevé», a précisé ce dernier.

«Actuellement, nous sommes dans une phase de financement de 30 millions de dollars canadiens qui vont nous permettre de faire les permis environnementaux, [d'obtenir] les autorisations réglementaires, [de se procurer] l’ingénierie et de nous rendre au financement final pour le milliard de dollars. Donc, c’est deux phases de financement», a ajouté M. Martel.

La construction de l'usine énergivore pourra débuter dès 2024, selon le promoteur du projet qui pourrait consommer jusqu'à 550 mégawatts d'électricité. Une telle consommation d'énergie représenterait environ 80% des coûts de production.

L'entreprise a annoncé avoir entrepris des démarches auprès d'Hydro-Québec et du gouvernement québécois pour obtenir ce bloc énergétique.

Teal a également annoncé avoir signé une entente de 15 ans avec un distributeur de produit chimique aux États-Unis, Trammo, et d’avoir entrepris des discussions avec la Société de développement économique de Uashat mak Mani-Utenam. Le directeur de cet organisme, Ken Rock se dit très ouvert à ce projet dont la communauté serait actionnaire.

«Ça va dans le sens des valeurs de la communauté, dont la protection de l’environnement. L’hydrogène, c’est une énergie verte. C’est clair que nous, on est là-dedans dans ce genre de projet là. C’est très bien accueilli dans la communauté. Pour le moment, moi, j’ai quatre promoteurs qui sont venus nous voir» , a-t-il affirmé.

La minière Foretescue fait partie de ces entreprises qui envisagent de produire de l’hydrogène vert à Sept-Îles devant la demande croissante pour des énergies à faible empreinte de carbone. Baie-Comeau pourrait aussi accueillir des projets. Le port de Baie-Comeau a un partenariat avec la compagnie Hy2gene pour construire une usine d’hydrogène vert.

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