/regional/estduquebec/cotenord

Arrestation sur la Côte-Nord après un assaut fait à arme à air comprimé

Une femme a été arrêtée mardi soir après avoir tiré des projectiles vers une résidence à l’aide d’une arme à air comprimé suite à une dispute à Pointe-Parent sur la Côte-Nord.

La scène est survenue vers 19 heures, en pleine rue à Pointe-Parent, un secteur de Natashquan situé en retrait du village, près de la communauté innue de Nutashkuan.

Des vidéos dont TVA a obtenu la copie montrent une femme assise dans un véhicule qui pointe une arme à air comprimé vers une maison pour ensuite tirer à au moins 40 reprises. Des gens se trouvent à l’intérieur, dans la ligne de tir et filment la scène.

La femme a été libérée et une enquête est en cours. L’arme à air comprimé a été saisie et fera l’objet d’une analyse de la part de la Sûreté du Québec.

Les policiers de la Sûreté du Québec sont intervenus quelques minutes après l’incident. Malgré le refus initial de la femme à sortir de son véhicule, l’arrestation s’est conduite sans violence.

La raison de cette dispute qui a dégénéré pourrait être liée à l’occupation de résidences abandonnées ou récemment achetées par le Secrétariat aux Affaires autochtones à Pointe-Parent. De fait, un processus d’acquisition a été amorcé il y a 2 ans pour permettre aux propriétaires de résidences qui le désiraient de quitter ce quartier de Natashquan.

Le ministre des Affaires autochtones s'en mêle 

Une réunion d'urgence s'est tenue mardi après-midi par vidéoconférence entre le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, le chef de Nutashkuan, Réal Tettaut, le maire de Natashquan, Henry Wapistan et les directeurs généraux des deux organisations.

Le ministre a indiqué avoir été informé lundi soir "de la situation des maisons qui sont occupées sans permission à Pointe-Parent".
"Nous avons convenu, ensemble, de passer un message clair qu’il s’agit de résidences privées, qui ne peuvent pas être occupées de cette façon. Les maisons qui ont été rachetées seront transférées à un OBNL, qui en assurera la gestion, incluant un volet touristique. Je suis aussi conscient des grands besoins en matière de logement dans la communauté de Nutashkuan. Je continue de suivre la situation de très près avec nos partenaires », a-t-il précisé au sujet de la rencontre.

Par la voie de son attaché de presse, le ministre s'est dit préoccupé par chaque enjeu de cohabitation, sans commenter directement les évènements de mardi soir et l'utilisation de l'arme à air comprimé.

Un voisinage inquiet 

Des accusations pourraient être portées contre la femme âgée dans la cinquantaine. Elle a été remise en liberté mardi soir quelque temps après son arrestation.

Selon nos informations, la femme serait une employée de l’école primaire Roger-Martineau. Depuis les événements de mardi soir, des parents auraient des inquiétudes sur sa potentielle présence dans un lieu d’enseignement.

Le directeur du centre de services scolaires de la Moyenne-Côte-Nord, Mario Cyr, a affirmé prendre le dossier très au sérieux.

Il n’a pas précisé si l’employée a été retirée de son travail ou si des mesures avaient été prises depuis les événements.

Mario Cyr a toutefois assuré que la cueillette d’information se poursuit, que le Centre de services scolaire de la Moyenne-Côte-Nord va collaborer avec les autorités compétentes et que la sécurité des élèves est une priorité.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.