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Coach de football le jour, prédateur la nuit

Dave-Alex Berthelot était un coach et un professeur apprécié des élèves du Séminaire Saint-François, ses nombreux messages textes indécents envoyés la nuit pour demander la grosseur du pénis de ses athlètes a toutefois entrainé une vague de dénonciation. 

Professeur de sciences et entraineur de football, Dave-Alex Berthelot était visiblement apprécié de ses élèves de l’école secondaire privée de St-Augustin. À partir de 2013, il fait de plus en plus sa place dans l’école comme coach de football à tous les niveaux. 

Il offre souvent des séances personnelles aux joueurs afin qu’ils s’améliorent à leur position. Moins autoritaire et plus proche en âge, plusieurs victimes diront que c’est «le professeur avec qui ils s’entendent le mieux».  

Messages Snapchat  

L’ex-professeur de 29 ans poursuivait même ses suivis à l’extérieur des heures de classe. Mais quand arrivaient le soir et la nuit, l’accusé entamait des discussions à connotation sexuelle.  

Selon le même modus operandi, Berthelot commençait à parler de son pénis, puis à demander à ses élèves la dimension de leur pénis. L’ex-entraineur a raconté à plusieurs de ses six victimes qu’il a été torturé et ridiculisé en se faisant écraser les testicules alors qu’il a été emprisonné en Thaïlande.  

«Monsieur a subi un traumatisme important lors d’un voyage en Thaïlande», a confirmé son avocat Me Pierre Côté, en indiquant qu’un rapport sexologique a été demandé en prévision de la peine.  

Sauf que l’accusé utilisait cet événement pour convaincre ses victimes de lui fournir des images sexuelles. À certaines victimes, l’accusé confie des propos suicidaires, l’invite à la maison pour une séance de masturbation commune ou envoie des photos de son pénis à côté d’une règle. 

«Il dit au plaignant qu’il allait se couper le pénis et que ses souffrances allaient enfin cesser», a relaté le procureur Me Louis-Philippe Desjardins. Les communications indécentes de Berthelot ont culminé dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2021 alors qu’il envoie des messages et des photos explicites à quatre de ses six victimes.  

Aucun des jeunes du SSF n’a répondu aux demandes de leur entraineur en envoyant des photos, mais tous étaient mal à l’aise et stressés de la situation. Ceux-ci en ont même discuté entre eux des textos déplacés de l’entraineur et ont finalement dénoncé l’accusé au directeur de l’école en janvier 2021.  

Dave-Alex Bertholot a «plaidé coupable à la première occasion, il était important pour mon client que les six victimes n’aient pas à témoigner» a fait valoir son avocat. Il a reconnu sa responsabilité à deux chefs de communications indécentes, une d’exploitation sexuelle et cinq chefs de leurre pour lesquelles il y a une peine minimale de un an de détention par infraction.  

L’ex-entraineur va revenir en cour à l’automne pour les représentations sur la peine. Des victimes ont manifesté le désir de témoigner des conséquences du crime à cette occasion.   

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