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Dépôt du projet de loi pour élargir l’aide médicale à mourir

Le ministre de la Santé a déposé mercredi son projet de loi qui permettra de faire une demande anticipée pour l’aide médicale à mourir, notamment dans le cas de patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

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«Le projet de loi permet [...] aux personnes atteintes d’une maladie grave et incurable menant à l’inaptitude à consentir aux soins de formuler une demande anticipée d’aide médicale à mourir afin qu’elles puissent bénéficier de cette aide une fois devenues inaptes», affirme le projet de loi 38.  

La pièce législative contient toutefois d’entrée de jeu une disposition qui n’était pas prévue lors des travaux de la commission transpartisane sur l’évolution de la Loi concernant les soins de fin de vie: elle prévoit d’élargir l’aide médicale à mourir aux «personnes atteintes d’un handicap neuromoteur grave et incurable qui satisfont aux autres conditions prévues par cette loi».  

Il s’agirait donc de permettre à des gens qui ne souffrent pas d’une maladie dégénérative d’y avoir accès. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, fait valoir que ces personnes souffrent aussi. À ce sujet, il a évoqué le décès récent d’un ami qui souffrait de la SLA (sclérose latérale amyotrophique).  

Comme prévu, il ne sera pas possible d’avoir recours à l’aide médicale à mourir uniquement pour un cas de trouble mental.  

Étude accélérée

«Même si c’est un sujet qui est très délicat, très sensible, je suis très heureux qu’on ait déposé ce matin le projet de loi qui vise à élargir l’accès de l’aide médicale à mourir», a commenté M. Dubé, peu après son dépôt.  

En matinée, la cheffe libérale Dominique Anglade avait demandé au gouvernement d’accorder aux partis de l'opposition «le temps nécessaire» pour étudier cette importante réforme, présentée à moins de trois semaines de la fin de la session parlementaire.  

«Nous, évidemment, on veut faire avancer ce débat-là», a-t-elle ajouté.  

Québec solidaire a aussi offert sa collaboration. «Si le projet de loi est conforme aux recommandations du rapport transpartisan déposé il y a quelques mois, nous, on va collaborer à l'adoption du projet de loi parce que ce rapport, il est le fruit d'une consultation qui a duré plus d'un an, des consultations qui ont été publiques», a fait valoir son chef parlementaire, Gabriel Nadeau-Dubois.  

«La difficulté, en ce moment, c'est que le gouvernement, à la dernière seconde, précipite un paquet de projets de loi», a souligné pour sa part le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon. Son parti se disait toutefois ouvert à collaborer, dépendamment du contenu du projet de loi.  

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