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Massacre au Texas : des Trifluviens critiquent l’accès aux armes à feu

Des Trifluviens se sont entretenus avec TVA mercredi à propos de l’enjeu pan-américain des armes à feu, au lendemain de la tuerie qui a fait 21 morts, dont 19 enfants, dans une école primaire texane.

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Andrew Holman, un Américain d'origine maintenant établi à Trois-Rivières, a critiqué l'accès facile aux armes à feu.

«Si le meurtre des petits enfants ne suffit pas, ça va prendre quoi ? Il y a tellement un haut volume d'armes à feu aux États-Unis et c’est tellement facile de les obtenir [...]. Le lien est évident avec le problème qui est presque uniquement américain», a-t-il dit.

C'est aussi le constat de Julie Lesage, une Trifluvienne qui réside maintenant au Texas.

«Depuis 2015, c'est maintenant possible, avec une licence, de pouvoir porter une arme à feu dans les institutions scolaires d'enseignement supérieur. Donc, ce qu'on demande, soit d'avoir des restrictions, c'est complètement le contraire de ce qui se passe au Texas», a rapporté Mme Lesage.

Au Canada

Malgré le fait que l’enjeu des armes à feu se manifeste différemment au Canada qu’aux États-Unis, les écoles prennent des précautions.

«Il y a un rappel qui se fait dans nos équipes-écoles à chaque début du mois d'août. D'ailleurs, cette année, c'est presque l'ensemble des établissements ici du côté du Centre de services scolaire Chemin-du-Roy qui a fait une pratique en ce sens-là», a expliqué le directeur général du CSS Chemin-du-Roy, Luc Galvani.

«Ce sont des exercices que les policiers ont diffusés dans les écoles pour que les enseignants puissent reproduire des comportements sécuritaires advenant le cas où il y aurait une situation similaire à ce qu'on a vu aux États-Unis», a ajouté le porte-parole de la police de Trois-Rivières, Luc Mongrain.

Le personnel soignant est aussi très sollicité à la suite d’un tel évènement.

«Quand on a un code orange, il y a trop de malades pour la capacité donc il faut être capable d'identifier rapidement ceux qui n'ont pas besoin de soins, ceux qui peuvent se détériorer, ceux qu'on doit mettre des soins et aussi ceux qui est trop tard», a détaillé le médecin spécialisé en médecine familiale à l'hôpital de Shawinigan, Dr Frédéric Picotte.

Le Dr Picotte a lui-même vécu l'urgence d'un code orange lors de ses études en médecine avec la tuerie au collège Dawson. Il a aujourd'hui une pensée pour ceux et celles qui ont pris en charge les blessés à Uvalde, au Texas.

«Ce n'est pas un hôpital spécialisé en traumas, c'est un hôpital de médecin de famille, d'internistes, d'orthopédistes, de chirurgiens généraux... Ça ressemblerait beaucoup à ce qu'on aurait à Shawinigan», a-t-il ajouté.

Depuis la fusillade de Dawson, beaucoup de simulation et d'entraînement ont été faits à l'hôpital de Shawinigan pour se préparer à vivre ce genre de drame.

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