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Moins de trois semaines pour étudier et adopter le projet de loi

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Le projet de loi élargissant l’aide médicale à mourir devrait être déposé mercredi à l’Assemblée nationale, laissant moins de trois semaines aux députés pour l’étudier et solliciter l’avis d’experts en vue d’une adoption avant l’été. 

Au début mai, les partis d’opposition avaient uni leurs voix pour presser le gouvernement Legault de déposer au plus vite sa pièce législative visant à étendre la portée de l’aide médicale à mourir aux personnes inaptes, comme celles souffrant d’Alzheimer. 

Vincent Marissal.
Député solidaire

Photo Simon Clark

Vincent Marissal. Député solidaire

Le texte de loi devrait être déposé mercredi. Mais le temps presse pour une adoption avant les élections puisque la session parlementaire prendra fin le 10 juin. 

Le ministre Christian Dubé juge le « délai raisonnable pour qu’on puisse étudier le projet de loi, avoir des consultations, et ainsi le faire adopter d’ici la fin de la session parlementaire », précise son cabinet.

Demande anticipée

Le député solidaire Vincent Marissal veut qu’on permette aux personnes souffrant d’Alzheimer ou de démence de présenter une demande anticipée d’aide médicale à mourir, comme le recommande le rapport de la commission transpartisane sur l’évolution de la Loi concernant les soins de fin de vie. À l’heure actuelle, seules les personnes ayant une maladie incurable et irréversible, aptes à donner leur consentement, peuvent bénéficier de l’aide médicale à mourir.

Mais il aurait souhaité que le gouvernement de la CAQ dépose le projet de loi bien avant. L’élu de Rosemont est impatient d’en voir le contenu.

« Il y a des gens qui attendent après ça pour vrai, des cas humains terribles, des gens qui ont besoin de ça, alors c’est sûr que les bottines vont suivre les babines, on l’a demandé, mais si ça n’a pas de bon sens, évidemment on ne va pas adopter quelque chose qui n’a pas de bon sens, surtout pas rapidement comme ça », prévient-il. 

Le libéral Monsef Derraji reproche au gouvernement de ne pas avoir priorisé les bons dossiers. Selon lui, le projet de loi 28 sur l’État d’urgence sanitaire aurait très bien pu passer à la trappe afin de laisser la place au texte sur l’aide médicale à mourir élargie. 

« C’est un sujet extrêmement important qui méritait un débat, ce n’est pas un projet qu’on doit faire à la va-vite », insiste-t-il.

Vote libre ?

Pour l’heure, il est déjà acquis que les députés libéraux et solidaires pourront voter librement sur le projet de loi élargissant l’aide médicale à mourir, c’est-à-dire sans tenir compte de la traditionnelle ligne de parti. La CAQ et le Parti Québécois attendent le dépôt du texte législatif avant de se positionner à ce sujet.

-Avec Patrick Bellerose 

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