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Opération policière majeure: une «PME» de production de speed démantelée

Les policiers ont démantelé mercredi les installations de l’un des plus importants producteurs de speed de la province.

Environ 280 policiers ont été mobilisés pour mener à bien cette opération d’envergure menée dans la grande région de Montréal.

Au total, 28 perquisitions ont été menées dans les régions de Montréal, de Laval, des Laurentides, de la Montérégie, du Centre-du-Québec et de la Mauricie.

L’une d’elles - sans doute la plus significative - a eu lieu dans un entrepôt industriel situé sur le boulevard Industriel, à Chambly.Près de 300 policiers ont été mobilisés pour mener à bien cette opération d’envergure menée dans la grande région de Montréal.

Maxime Deland | Agence QMI

 

«On parle carrément d’une petite PME. C’est très 2022 comme façon d’opérer», a mentionné une source policière qui n’est pas autorisée à parler aux médias.

En effet, l’intérieur de cet entrepôt avait été aménagé comme une véritable petite usine de production de comprimés d’amphétamine (speed).

La drogue, sous forme de poudre, pouvait circuler dans des convoyeurs avant d’être pressée pour en faire des comprimés. Ceux-ci tombaient ensuite dans des paquets, prêts à être distribués.

Toute la production était automatisée. Dans ce local, voisin de porte de compagnies tout à fait légales, la drogue était pressée, emballée, empaquetée et expédiée.

L’importante quantité d’équipements et de produits retrouvés dans cet entrepôt, ainsi que dans un conteneur situé sur le même terrain, devait être saisie au cours de la journée.

Maxime Deland | Agence QMI

 

Arrestations et saisies d’armes 

Le SPVM a annoncé l’arrestation de huit suspects en lien avec les perquisitions, qui auront permis la saisie de 6,5 millions de comprimés d’amphétamines et de 500 kg de poudre de méthamphétamines. Six presses pour la fabrication de comprimés ont également été confisquées, ainsi que plus de 300 000 $ en argent comptant.

De plus, la police a saisi 21 armes à feu, comprenant des armes de poing de divers calibres, des fusils de chasse et deux pistolets fantômes. Le SPVM fera des expertises avec des armes pour vérifier si elles ont été utilisées dans d’autres crimes, et pour essayer de retracer leur origine.

«C’est extrêmement rare qu’on saisisse [autant] d’armes à feu en une opération. Le but est aussi de dissuader tous ceux qui voudraient s’initier au crime, ou perdurer dans le temps en étant criminel de carrière», a souligné Francis Renaud, commandant à la Division du crime organisé du SPVM.

Maxime Deland | Agence QMI

 

M. Renaud a répondu aux questions des journalistes au cours d’un point de presse au Quartier général du SPVM. La directrice du SPVM par intérim, Sophie Roy, et la mairesse Valérie Plante étaient également présentes, avant de rapidement s’éclipser.

«On voit une perquisition historique, qui vient couper les revenus qui soutiennent l’achat d’armes à feu. Quand on veut lutter contre l’augmentation des crimes armée, il faut trouver plein de solutions», a déclaré Mme Plante.

L’opération menée par le Service de police de la Ville de Montréal était le fruit d’une enquête amorcée au mois de septembre dernier.

«Les amphétamines sont des drogues de synthèse particulièrement populaires auprès des jeunes» a révélé M. Renaud, qui révèle qu’elles sont en voie de dépasser la cocaïne en tant que drogue la plus prisée. «Elle est perçue comme festive. Ça coûte moins cher, ce qui la rend plus accessible.»

Il annonce qu’une deuxième phase d’arrestation devrait suivre «en temps et lieu», grâce à la preuve accumulée lors de la perquisition.

«On va prendre le temps pour cette preuve. Le délai Jordan ne commence pas à partir de maintenant, il court à partir des arrestations. Dans son ensemble, le projet a amené beaucoup de preuve que le DPCP devra analyser», a-t-il expliqué.

Le nombre de suspects qui pourraient être arrêtés lors de cette éventuelle deuxième phase d’opération n’est cependant pas précisé, ni le moment où celle-ci surviendra.

«Je vais laisser ces personnes réfléchir à ce qu’elles ont fait et on les surprendra à un autre moment, avec des arrestations au moment qu’on aura décidé», a dévoilé M. Renaud.

- Avec Félix Lacerte-Gauthier, Agence QMI

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