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Plaidoyer de la mairesse Plante contre les armes de poing

Exaspérée par les actes de violence qui se produisent dans la métropole, la mairesse Valérie Plante demande au gouvernement fédéral qu’il légifère pour interdire les armes de poing. Elle demande aux chefs des partis provinciaux de l’appuyer dans sa revendication.

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«Je ne sais pas combien de temps on va attendre, et quand est-ce que le courage politique sera au rendez-vous, mais j’interpelle le gouvernement fédéral. Chaque fois qu’on retire les armes, d’autres rentrent, et ce ne sont pas les Villes qui peuvent trouver une solution», a lancé, courroucée, la mairesse Plante.

Son appel survient au lendemain d’une fusillade dans un secteur résidentiel de Rivière-des-Prairies, où une garderie a été criblée de balles.

Aux États-Unis, 21 personnes, dont 19 enfants, ont été tuées lundi dans une fusillade ayant eu lieu dans une école.

«À chaque fois, c’est toujours extrêmement violent de voir une telle violence de l’autre côté de la frontière. Ça nous fait réfléchir à la violence armée, qui augmente partout. À Montréal, cette violence-là, on n’en veut pas», a déclaré Mme Plante.

En septembre dernier, les maires des cinq plus grandes villes du Québec, dont Mme Plante, avaient uni leur voix pour demander que le gouvernement du Canada légifère contre les armes de poing et qu’il renforce la sécurité aux frontières.

Des demandes sur lesquels le gouvernement Trudeau n’a pas voulu s’engager.

«Une des solutions les plus fortes serait de légiférer et s’assurer que les armes de poing soient illégales, et qu’on contrôle de façon encore plus importante les armes d’assaut», a réitéré la mairesse Plante.

Elle demande également aux chefs des partis provinciaux, qui font présentement campagne, de faire pression avec elle auprès du gouvernement canadien.

«Ce n’est pas seulement une demande de Montréal, mais de tout le Québec. S’il y a un consensus dans notre société, c’est qu’ici, chez nous, des armes, on n’en veut pas. Il faut qu’il y ait une volonté ferme de combattre à la source ce trafic d’armes», a-t-elle souligné.

La mairesse a également révélé qu’en matinée mercredi, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a démantelé un réseau de production et de distribution d’amphétamines, dans une opération de grande envergure à laquelle ont participé plus de 250 policiers.

«C’est une façon de s’attaquer à la source de revenus du crime organisé, qui est la drogue. Ce sont des revenus de moins pour acheter des armes», a-t-elle indiqué, en précisant que plus de détails seraient dévoilés au courant de la journée.

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