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Tuerie au Texas: il faut en parler aux enfants pour les rassurer, jugent des psychologues

La terrible tuerie qui a coûté la vie à 19 enfants et deux enseignantes au Texas peut laisser désemparés des parents qui ne savent pas comment l’aborder avec leurs enfants.

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Les psychologues croient cependant qu'il faut prendre un moment avec un enfant préoccupé, afin de ne pas le laisser sans réponse.

«On se doit d'aborder le problème quand quelque chose inquiète un enfant», estime Louis Legault, qui pratique dans les écoles du Saguenay depuis plusieurs années.

Au Centre de services scolaires de la Jonquière, Isabelle Potvin, psychoéducatrice dans les écoles primaires, conseille aux parents de rassurer leurs enfants rapidement s’ils posent des questions sur cet événement tragique.

«Il faut absolument les remettre dans une routine. On parle du sujet. On les rassure et ensuite, on les ramène à la routine. À des choses qui sont connues», croit Mme Potvin.

Sa collègue, Nathalie Tremblay, psychologue dans les écoles secondaires au Centre services scolaires de la Jonquière, donne quelques trucs aux parents dans la manière de s’adresser aux jeunes.

«C'est d'y aller avec des mots simples et de toujours y aller avec la vérité, mais sans mettre du détail dans tout ça», a expliqué Mme Tremblay.

Pour les plus petits, Louis Legault, pense que les adultes doivent adapter leur façon d’expliquer aux enfants.

«Il faut le mettre dans des proportions qui sont raisonnables. Il faut utiliser un langage approprié à l'âge de l'enfant. Et il faut aller aussi loin que l'enfant est capable de comprendre qu'il y a des gens qui sont dérangés et qui peuvent parfois poser des gestes.»

Dans ses explications fournies aux élèves, Nathalie Tremblay insiste sur la notion de détresse. «Je vais souvent parler en termes de détresse. Que lorsqu'il arrive des événements comme ça, il y a beaucoup de détresse. Il y a beaucoup de souffrance chez un individu. Et que c'est important, justement, que si toi un jour, tu ressens de la détresse ou que tu ne te sens pas bien, d'aller chercher de l'aide.»

Louis Legault a ajouté qu’il faut aussi utiliser sa propre position d’adulte pour s’aider à trouver les bons mots.

«Lancer le message à l'enfant que c'est quand même des situations qui restent exceptionnelles. Ce ne sont pas des situations qui sont courantes. C'est important de se mettre en exemple. Même moi, comme adulte, j'ai été étonné de voir cette situation-là. Donc, de garder cela dans des proportions raisonnables.»

Isabelle Potvin a rappelé un conseil primordial. 

«Lui dire qu'on est là. Qu'on va être là pour lui. La chose la plus importante, c'est que l'enfant se sente en sécurité.»

Et que du soutien est disponible aussi à l’école, a répété Nathalie Tremblay. 

«Dans tes écoles, il y a des gens qui sont là. Que tu peux aller voir. À qui tu peux parler.»

Au Centre de services scolaires de La Jonquière, par exemple, il y a des équipes nommées «postvention». Elles peuvent intervenir si des signes d'inquiétude et d'anxiété sont observés chez les jeunes. Dans ce cas-ci, les membres seront très alertes dans les prochains jours.

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