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Tuerie au Texas: Legault presse Ottawa de resserrer le contrôle des armes de poing

Au lendemain d’une fusillade qui a fait 21 morts dont 19 enfants dans une école primaire du Texas, le premier ministre François Legault presse encore une fois le gouvernement fédéral de resserrer les règles visant les armes de poing et les contrôles aux frontières. 

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«Ça fait longtemps qu'on le demande: il faut resserrer les règles sur les armes de poing, il faut resserrer les règles aux frontières», a martelé le premier ministre avant de se rendre au Salon bleu, mercredi matin. 

«Quel drame au Texas. Épouvantable. Mes pensées accompagnent les familles et les proches des victimes ainsi que le peuple américain», avait précédemment réagi M. Legault, peu de temps après le massacre, mardi. 

Comme c’est le cas à chaque fois, la tuerie a relancé le débat sur le contrôle des armes aux États-Unis. De notre côté de la frontière aussi.

Le débat relancé chez nous aussi

«Chaque fois qu'il y a des tueries, on dit, on est sans mot, on voit la désolation pour les parents, on voit la désolation de ce qui se passe, puis on se dit: “Mais comment ça se fait que ça se reproduit puis ça continue de se reproduire?”», a commenté pour sa part la cheffe de l’opposition officielle, Dominique Anglade. 

«Je ne veux pas faire de mauvaise comparaison, ce n'est pas du tout mon objectif, mais il faut aussi qu'on regarde chez nous, on voit qu'il y a des fusillades qui augmentent, on le voit», a souligné la cheffe libérale, en rappelant que des projectiles ont été tirés en direction d’une garderie de Rivière-des-Prairies, encore hier.

Mme Anglade réclame davantage d’investissements en prévention, davantage de contrôle aux frontières et l’élimination des armes de poing. 

«Le pas qu'il faut franchir, c'est celui de l'interdiction des armes de poing, pas seulement municipalité par municipalité, mais sur l'ensemble du territoire canadien», a également insisté le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois. 

«Jamais un gouvernement du Parti Québécois [ne] [...] se serait servi de l'inaction du fédéral comme excuse pour ne pas agir», a commenté à son tour le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon. 

«On a perdu beaucoup de temps, au cours des dernières années, dans une chicane de: est-ce que c'est le municipal, le provincial ou le fédéral qui devrait agir? [...] Il n'y a pas d'excuses pour ne pas légiférer davantage», a-t-il déploré. 

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