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Tuerie du Texas et contrôle des armes à feu : «Ça ne changera rien»

Malgré les discours de plusieurs politiciens américains, dont le président Joe Biden, la tuerie dans une école primaire du Texas ne fera pas progresser le contrôle des armes à feu de façon significative, estime le membre associé de la Chaire Raoul-Dandurand, Guillaume Lavoie. «Ça ne changera rien», clame-t-il.

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En entrevue à LCN, ce dernier a souligné la sortie émotive du président Biden, rappelant que celui-ci a déjà tenu de tels propos par le passé, tout comme Barack Obama.

«Ce n’est malheureusement pas la dernière fois qu’on entend un président américain parler comme ça», affirme Guillaume Lavoie.

M. Lavoie mentionne que les barrières institutionnelles sont importantes aux États-Unis, mais ce qui bloque le plus de possibles réformes, c’est l’omniprésence de la National Rifle Association (NRA).

«Le deuxième amendement a été pris en otage par le lobby des armes à feu», soutient le membre associé de la Chaire Raoul-Dandurand.

Or la situation n’a pas toujours été ainsi. Jusqu’aux années 60, plusieurs lois réglementaient la possession d’armes à feu.

«Il y a une montée des lobbys aux États-Unis, à partir des années 70. On s’est mis à interpréter que toute limitation était un frein constitutionnel. Et depuis ce temps-là, la NRA (...) terrorise essentiellement les élus», explique Guillaume Lavoie.

Et si certains politiciens, dont Joe Biden, ont réussi à obtenir quelques gains au fil des décennies, ceux-ci sont minimes face à la vaste influence de la NRA.

«On n’est pas sur le bord de voir une modification importante», affirme M. Lavoie.

Le membre associé de la Chaire Raoul-Dandurand croit que modifier la constitution américaine est presque inimaginable. Il faudrait la majorité de la Chambre des représentants et du Sénat, ainsi que l’appui des deux tiers des États.

«Penser à changer la constitution canadienne, même si tout le monde est d’accord, c’est long, c’est pénible et c’est compliqué. Alors, imaginez dans un cas comme ça, où beaucoup de gens ne seront pas d’accord», illustre Guillaume Lavoie.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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