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Une église sera remodelée en bar laitier à Alma

L’église Sainte-Marie de l’Isle-Maligne, à Alma, laissera place au Saint-Crème Bar Laitier le 11 juin prochain afin de voir sa mission religieuse se transformer en vocation culinaire.

L'entrepreneur Vincent Lavoie, âgé de 23 ans, travaille sur ce projet depuis un an et demi. Malgré la complexité des démarches d’acquisition du bâtiment et des négociations menées avec La Fabrique, le projet s’est finalement conclu à son profit.

«C’est un travail qui s’est fait en collaboration avec les citoyens pour leur offrir un projet qui fait du sens pour eux», a admis le promoteur, Vincent Lavoie.

Les citoyens et la communauté pastorale ont d’ailleurs bien accueilli cette initiative qui contribuera à vitaliser la vie économique de la région.

La folie des préparatifs

Une dernière messe aura lieu le 5 juin prochain, à 10h, afin de désacraliser le lieu de culte. Vincent et son équipe auront donc tout près d’une semaine seulement afin de tout mettre en place pour l’ouverture.

« Il va rester à installer les équipements, les comptoirs, à remanier les bancs pour avoir un beau concept intéressant», a-t-il expliqué.

Heureusement, le promoteur a pris de l’avance. Il a débuté l’achat de ses équipements en janvier dernier. Ceux-ci reposent actuellement dans le presbytère voisin dans l’attente d’être utilisés. Une équipe de huit personnes a également été embauchée et plusieurs journées de tests ont eu lieu.


Fait intéressant, le nom des friandises glacées conserveront une certaine connotation religieuse. Un bar à Mochi à saveurs typiquement régionales fera également partie des produits offerts au Saint-Crème Bar Laitier.

«On va mettre un hostie sur chaque crème molle qu’on va servir, les noms sur les menus vont faire des clin d’œil aux différents sacrements. Je suis probablement l’une des seules crèmeries à offrir des Mochis, les fameux desserts glacés enrobés d’une pâte de riz. On va avoir des desserts glacés aux bleuets et aux camerises», a prévu M. Lavoie.

Préserver le patrimoine

Ce projet-ci permettra de préserver le bâtiment patrimonial et de lui offrir une seconde vie. En vue de l’ouverture imminente, seuls certains objets religieux seront retirés de l’endroit. La majorité des éléments d’origines seront préservés, dont les vitraux, les bancs et le chemin de croix.

« C’était primordial de garder cet aspect-là. On ne peut pas faire un ‘’X’’ sur toute l’histoire qui s’est passée durant la dernière décennie. C’est une église qui fut construite en 1938, c’est un patrimoine qu’on veut conserver», a rassuré le jeune entrepreneur.

« C’est sûr que de fermer une église, c’est un deuil. Si on avait les moyens de la garder, on ne se poserait pas la question et on ne serait pas là aujourd’hui. Parmi les nombreux projets qui ont été présentés, le groupe de marguilliers de Saint-Sacrement a eu la sagesse d’attendre les bonnes occasions, le bon projet pour revaloriser le lieu », a observé Steeve Tremblay, agent pastoral pour l’Unité grande famille.

M. Tremblay est d’ailleurs rassuré que l’église ne soit pas démolie et puisse servir à nouveau à la communauté. « Ce sont nos grands-parents qui ont payé pour ce lieu de culte-là!», a-t-il ajouté.

Cette initiative découle d’un projet de plus grande envergure qui devrait être annoncé au cours des prochaines semaines. Des partenariats avec des entreprises régionales pourraient éventuellement voir le jour dans la foulée du projet.

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