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Un premier débat en français pour les candidats conservateurs

Les six candidats pour la chefferie du Parti conservateur du Canada ont croisé le fer pour la première fois dans la langue de Molière, mercredi, le français n’ayant pas toujours été une barrière dans leurs attaques.

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Les noms des deux meneurs présumés de la course, Pierre Poilievre et Jean Charest, ont été scandés dès l’arrivée des six candidats sur la scène à Laval, donnant le ton pour le début du débat.

Première thématique abordée, l’immigration n’a pas permis de distinguer les candidats qui se sont tous affichés très ouverts à l’idée, même s’ils sont opposés aux entrées irrégulières.

La question de la sécurité publique a également été traitée, une problématique très présente à Montréal, où les fusillades se multiplient depuis les dernières semaines.

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«La sécurité est un des sujets les plus importants pour un premier ministre», a fait valoir Jean Charest, ajoutant que la criminalité à Montréal est désormais monnaie courante dans la métropole québécoise.

Thème de prédilection de M. Poilievre, ses adversaires n’ont pas hésité à l’attaquer lors du sujet de l’inflation et sur son souhait de congédier le gouverneur de la Banque du Canada, mais aussi sur sa vision concernant la cryptomonnaie.

«Il est dans les patates», a avancé Leslyn Lewis, suscitant l’hilarité dans la salle, une idée qu’a appuyée M. Charest quelques minutes plus tard.

Des candidats opposés à la loi 96  

Adopté mardi par Québec, le projet de loi 96 sur la langue française n’a pas été oublié dans le débat, permettant à Patrick Brown et à Scott Aitchison de se prononcer contre cette réforme de la loi 101.

Sans se positionner clairement sur la question, M. Charest en a de son côté profité pour attaquer directement Pierre Poilievre sur le sujet des langues officielles.

«Le bilinguisme, M. Poilievre, c’est de dire la même chose au Canada anglais qu’au Canada français», a-t-il avancé.

En ce qui concerne le choix du gouvernement Trudeau d’aller devant la Cour suprême pour contester la loi 21, et possiblement la loi 96, l’ancien premier ministre québécois a assuré qu’il s’agit «des compétences qui relèvent de l’Assemblée nationale».

Pour autant, il a gardé la porte ouverte à l’idée. «Si l’affaire va devant la Cour suprême, bien évidemment que le gouvernement du Canada n’est pas un observateur de son propre pays».

«Je ne renverserais pas la décision du fédéral de contester la loi», a affirmé de son côté Pierre Poilievre, changeant ainsi de position après s’être opposé par le passé à une contestation judiciaire.

Comme lors des précédents débats, le duel s’est particulièrement fait ressentir entre Pierre Poilievre et Jean Charest, les deux comptant sur les votes des membres québécois du parti afin d’arracher la victoire.

Rappelons qu’il s’agit de l’ultime débat avant la date fatidique du 3 juin, dernier moment pour recruter des membres qui auront le droit de voter lors de l’élection du 10 septembre prochain.

Écoutez Jean-François Lisée et Thomas Mulcair à l’émission de Richard Martineau tous les jours en balado ou en direct à 8h00 via l’app QUB et le site qub.ca : 

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