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La démolition d'une église de Chicoutimi retardée à cause de chauves-souris

Des petits habitants inattendus ont été découverts dans la bâtisse de l'église Saint-Joachim de Chicoutimi, retardant sa démolition souhaitée depuis plusieurs années.

Les squatters ont été découverts par des employés de la Ville de Saguenay et pourraient changer les plans de démolition de l'église.

«On a commencé à aller regarder à l'intérieur du bâtiment pour voir s'il n'y avait pas d'amiante et différentes choses qu'il y avait avant d'aller en soumission pour la démolition. Et on a découvert qu'il y avait des pigeons et des chauves-souris», a expliqué le conseiller municipal du secteur, Jacques Cleary.

À la blague, il se demande si le démon ne s'était pas emparé de cette église désaffectée.

«On va de surprise en surprise avec cette église-là, a ajouté Jacques Cleary. Des pigeons, ça arrive à l'occasion. On est capable de les faire sortir de là. Mais des chauves-souris, ce n'est jamais arrivé. On ne m'a pas dit le nombre qu'il y avait, mais c'est assez imposant pour faire venir le ministère de l'Environnement. Il devrait y en avoir quand même pas mal. On dit qu'il y en a dans le clocher aussi.»

Avec ces nouveaux «squatters volants», surtout les chauves-souris, pas question de démolir l'édifice tout de suite.

«Comme c'est une espèce protégée, il a fallu parler avec le ministère de l'Environnement qui devrait venir normalement d'ici la mi-juin pour examiner ça. Pour voir comment on peut les sortir du bâtiment pour les installer ailleurs, car on ne peut pas les exterminer», a dit M. Cleary.

Cette manœuvre doit être faite avec doigté, selon Antoine Le Blet, chiroptérologue. « Les chauves-souris sont des animaux qui sont fragiles. Ils peuvent de déshydrater facilement. Ils vivent facilement le stress, également. Ça rend les opérations de capture plus complexes. Dans une église, il y a beaucoup de trous et de sorties. Il faut réussir à capturer toutes les chauves-souris. Dans ce cas de cas, tu peux ne pas toutes les capturer. Techniquement, c’est faisable de capturer des chauves-souris et de les amener à une autre place. Ça ne veut pas dire que le lendemain, elles y seront toujours.»

Le conseiller municipal du secteur prie pour que cet épisode ne repousse pas la démolition de l’église.

«Ça ne devrait pas retarder les travaux. C'est une étape supplémentaire. Tout va dépendre de la réponse du ministère de l'Environnement. De la manière dont on va procéder pour les sortir du bâtiment. Normalement, ça devrait être à l'automne que ça devrait commencer la démolition. Si ce n'est pas à l'automne, ce sera au prochain printemps parce qu'on ne veut pas faire la démolition en hiver. Mais normalement, ça devrait être à l'automne quand même», souhaite Jacques Cleary.

Les dernières estimations sommaires s'élevaient à 700 000 $ pour ce chantier. «À l'automne, il y a moins de travaux qui se font. On espère que ça va rester dans les mêmes prix», conclut l’élu.

Saguenay n'a pas le choix d'attendre le déménagement des chauves-souris avant d'attribuer le contrat de démolition.

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