/news/society

25 cas confirmés de la variole du singe au Québec

Au Québec, 25 cas de variole du singe ont été confirmés et une trentaine de cas font l'objet d'une enquête, a confirmé le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, en point de presse jeudi matin.

• À lire aussi: Plus de 200 cas de la variole du singe confirmés dans le monde

• À lire aussi: Variole simienne : un 16e cas confirmé au Québec, 13 à Montréal

• À lire aussi: Variole du singe: Roche développe des tests PCR de détection du virus

La majorité des cas ont été détectés dans la région de Montréal et concernent des hommes ayant eu des relations homosexuelles.

«Dans la grande majorité des cas, ce sont des hommes adultes qui ont des relations sexuelles rapprochées et prolongées avec d'autres hommes», a indiqué le Dr Boileau. 

La santé publique a toutefois confirmé qu'un cas a été détecté chez une personne mineure.

«Il y a eu des contacts, bien sûr, avec d'autres amis dans son école, de sorte qu'il y a des mesures qui doivent être prises de ce côté», a expliqué le Dr Boileau. 

Les personnes infectées sont invitées à s’isoler à la maison et des autres membres de leur domicile, ainsi qu’à porter le masque et à couvrir leurs lésions.

«L’isolement peut être levé une fois que les lésions cutanées vont être guéries, ou selon les recommandations de leur médecin si un autre diagnostic devait être posé», a indiqué le Dr Boileau.

La maladie se transmet plus particulièrement par un contact avec des lésions, mais peut également l’être par gouttelette.

Sa période d’incubation est habituellement de cinq à sept jours, mais peut se rendre jusqu’à 21 jours.

Les symptômes consistent principalement en des lésions cutanées au niveau de la bouche et des organes génitaux. Ceux-ci peuvent être précédés de fièvre, sueur nocturne, maux de tête et douleurs articulaires et musculaires.

Un vaccin dès vendredi 

Les personnes ayant été en contact avec des cas de variole du singe pourraient recevoir dès vendredi un vaccin contre le virus. 

Le Québec a reçu, mardi, des doses du vaccin Imvamune, destiné à combattre le virus de la variole simienne, du gouvernement fédéral. Plusieurs centaines de vaccins sont disponibles, que la santé publique serait bientôt prête à administrer.

«Les contacts qui sont à haut risque d’un cas confirmé ou probable de la variole simienne pourront être vaccinés. Idéalement, assez proche après l’exposition, autour de quatre jours», a expliqué le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique par intérim, en point de presse.

Les doses ne seront cependant injectées à un individu que sous une recommandation de la Santé publique.

«On n’ouvre pas des centres de vaccination. On n’est pas dans ce contexte-là. C’est un agrégat de quelques cas qu’on essaie de contenir», a soutenu le Dr Boileau.

Pour les personnes qui en sont atteintes toutefois, il n’existe pas de remède. La maladie se résorbe habituellement d’elle-même dans un délai de deux à quatre semaines.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.