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Un camp de jour toujours sans moniteur un mois avant l’ouverture

Il ne reste que quelques semaines avant la fin des classes et les parents sont nombreux à se fier sur les camps de jour cet été. Le manque de main d’œuvre a donné bien du fil à retorde aux municipalités dans le recrutement de moniteurs pour les camps de jour cette année.

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Bien que certaines soient parvenues à tirer leur épingle du jeu, d’autres cherchent toujours. C’est le cas à Saint-Charles-de-Bourget, qui n’a toujours aucun élu. Le compte à rebours est ainsi lancé pour trouver trois moniteurs.

La municipalité a lancé un appel à tous sur sa page Facebook hier afin de solliciter l’aide de ses abonnés. Ce matin, les 800 citoyens ont également reçu un appel à l’aide dans leur boîte aux lettres afin de référer de potentiels candidats à la Ville. Le temps presse, puisque les camps de jours débutent dans un mois, pratiquement jour pour jour.

«Présentement, on a personne. Après avoir fait passer trois entrevues et sélectionné les trois personnes qu'on a passé en entrevue, elles se sont finalement trouvées autre chose ailleurs», déplore Lisette Simard, agente de développement pour la municipalité de Saint-Charles-de-Bourget.

25 jeunes sont inscrits au Camp de jour pour la période estivale. Si aucun moniteur n’est recruté à temps, ils se retrouveront bredouilles. La situation inquiète les parents. Une dizaine d’entre eux ont appelé la municipalité ce matin et se demandent s’ils devront songer à une alternative.

«Honnêtement, un plan B, je ne sais pas. C'est tellement difficile de trouver des garderies c'est super problématique, même qu'à Saint-Charles il n'y en a pas. J'ai deux enfants, deux garçons de cinq et trois ans. Mon trois ans est encore à la garderie mais mon cinq ans je dois absolument trouver quelque chose pour lui cet été. On va vraiment devoir s'organiser si le camp de jour n'a pas lieu», explique Myrianne Bouchard, mère de deux enfants et aussi directrice générale de la municipalité.

«Animateur de camp de jour c'est un travail où il y a du plaisir à prendre aussi et les jeunes sont attachants. Le camp de jour va avoir lieu dans notre nouveau centre communautaire qui est flambant neuf et intéressant. Si on a trois candidats et que nos postes sont tous comblés, à ce moment-là on peut offrir des horaires sur quatre jours», insiste Mme Simard.

Depuis que l’appel est lancé, des jeunes de 14 ans ont postulé. Toutefois, il est nécessaire de respecter les critères d’embauche d’Emploi Été Canada, dont le fait d’être âgé entre 15 et 30 ans. À Saint-Charles-de-Bourget, il n’est plus nécessaire d’être aux études pour postuler.

«Ça fait qu'on vise un petit peu plus large. On a tout refait la publicité là-dessus en visant plus large et en espérant d'avoir les CV tant attendus.»

Le tout pour le tout

Certains ont eu recours à des incitatifs pour parvenir à recruter. C’est le cas du Patro de Jonquière, qui a offert des cartes-cadeaux de 100$ à ses moniteurs actuels pour qu’ils recrutent des moniteurs supplémentaires. Seule condition à respecter : que ceux-ci soient engagés par la suite. Même si cette initiative leur a permis d’en trouver 12, d’autres moniteurs manquent toujours à l’appel.

«Il nous manque seulement cinq postes et plutôt des moniteurs spécialisés. Je pense à moniteur aux premiers soins, sauveteur, moniteur bricolage ou à l’engagement communautaire. On doit vraiment trouver des sauveteurs d’ici la fin de l’été. On ne voudrait pas que nos jeunes se privent de baignade d’ici la fin de l’été, ce serait vraiment dommage», explique la coordonnatrice, Raphaëlle Gauthier.

Le gazon est plus vert ailleurs

De son côté, la Ville de Saguenay a mené une campagne sur les réseaux sociaux pour recruter des jeunes. Cette tactique a été concluante pour trouver suffisamment de moniteurs.

«On est parvenu à recruter 55 moniteurs cet été, ce qui nous donne grosso-modo 3600 places sur l’ensemble des sept semaines, des quatre lieux de camps et pour tous les groupes d’âge. On en est très satisfaits parce que ça nous permet d’offrir plus que le service minimum qu’on souhaite offrir aux parents pour l’été. Et en plus, tous les gens qui étaient placés sur la liste d’attente ont obtenu une place pour les camps de jour», se réjouit Dominic Arseneau, porte-parole pour la Ville de Saguenay.

Et la municipalité de Saint-Honoré est aussi parvenue à combler tous ses postes. Elle a toutefois dû réviser ses salaires à la hausse pour les cinq prochaines années afin d'être plus attrayante. La municipalité de Saint-Charles-de-Bourget a aussi songé à offrir des salaires plus alléchants. Toutefois, elle ne dispose pas de grands moyens financiers. L’agente de développement expliquait à TVA Nouvelles qu’un dollar de plus en coûte 1000 à la Société de développement Le Bourget.

«On est une petite municipalité, on n'a pas des moyens extraordinaires», dit-elle.

La municipalité doit recevoir au moins deux candidatures d'ici le 10 juin prochain, car les derniers jours de formations offerts par le Patro de Jonquière auront lieu les 11 et 12 juin. Le compte à rebours est donc lancé ...

«Si on en avait que deux, il faudrait faire des restrictions, soit couper un peu le nombre ou couper le service de garde. On verra rendu là», conclut Mme Simard.

D'ici là, la municipalité espère que son appel soit entendu.

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