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Le REM de l’Est doit être relié au centre-ville, croit la Chambre de commerce de l’Est

Joël Lemay / Agence QMI

Pour la Chambre de commerce de l’Est de Montréal (CCEM), il est primordial que le projet de Réseau express métropolitain (REM) de l’Est soit relié directement au centre-ville. Pour appuyer ses revendications, elle publie les résultats d’un sondage montrant que le projet dispose d’un fort appui.

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«Un lien direct au centre-ville, ça nous permet de faciliter l’attraction d’investissement privé, de sièges sociaux et d’employés. Un lien direct au centre-ville renforce l’effet de revitalisation de l’infrastructure», a expliqué, en entrevue téléphonique, Jean-Denis Charest, PDG de la CCEM. 

Pour rappel, le projet de REM de l’Est, initialement développé par la CDPQ Infra, devait relier l’est et le nord-est de la métropole au centre-ville. Le projet a toutefois été repris en main par la Ville et le gouvernement, qui ont annoncé le retrait du tronçon prévu au centre-ville, controversé en raison de ses rails aériens. 

Le REM serait toutefois arrimé au réseau de transport en commun déjà en place, selon les prévisions du gouvernement. 

Ce n’est toutefois pas suffisant pour M. Charest, qui croit qu’une connexion directe au centre-ville serait nécessaire pour que le REM atteigne son plein potentiel. Il demande à cet effet que le groupe de travail du REM « retourne toutes les pierres» afin de trouver des solutions. 

«On ne peut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il faut s’appuyer sur les travaux de la CDPQ Infra», a indiqué M. Charest. Selon ses dires, il subsiste d’ailleurs certaines craintes que le projet ne voit pas le jour au sein de la communauté d’affaires. 

Un «fort appui» 

La CCEM a mandaté la firme Léger, qui a sondé, entre le 20 et le 26 avril dernier, 1001 résidents de l’île qui habite à l’est du boulevard Saint-Laurent, dans différents arrondissements. 

Une proportion de 67 % des répondants a déclaré avoir une opinion favorable du projet. Un appui qui monte jusqu’à 88 % à Montréal-Nord, un secteur très peu desservi par les transports en commun. 

Au total 40 % des personnes ont également indiqué qu’ils l’utiliseraient pour se déplacer au centre-ville. 

Près de trois personnes sur quatre jugent qu’il est nécessaire que l’est de Montréal ait de nouvelles infrastructures de transport en commun d’ici les 10 prochaines années. 

«Le REM de l’Est reçoit un appui impressionnant. Pour nous, ce que ça signifie, c’est que le nouveau comité de travail a toute la légitimité pour s’appuyer sur les trois années de travail faites par la CDPQ Infra», a analysé M. Charest. 

Le sondage avait été effectué une semaine avant que le gouvernement et la Ville ne reprennent en main le projet. 

Néanmoins, un répondant sur deux s’inquiétait déjà de devoir attendre «une autre génération» avant qu’un projet de transport en commun voie le jour dans l’est de Montréal, dans l’éventualité où le REM était abandonné. 

«Historiquement, dans l’Est de Montréal, ça s’est souvent passé très difficilement. Il faut s’assurer de pouvoir livrer un projet dans les 10 prochaines années. Il y a de la nervosité, bien entendu, mais le groupe de travail doit faire son travail», a enjoint M. Charest.

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