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Six ans réclamés contre une prof qui a abusé d’un garçon

Josiane Lévesque.
Accusée

Photo tirée de Facebook

Josiane Lévesque. Accusée

Les tribunaux doivent envoyer un message fort que la violence sexuelle contre les enfants est inacceptable, a plaidé la Couronne, vendredi, en réclamant 6 ans de pénitencier contre une enseignante qui a abusé d’un élève de 8 ans.

« Elle a trahi la confiance de la victime, de ses parents, de l’école et de toute la société », a lancé la procureure Me Claudia Ossio, vendredi, au palais de justice de Laval.

Josianne Lévesque, 43 ans, était une enseignante de deuxième année du primaire dans un collège de Montréal. Elle faisait aussi de l’aide aux devoirs. Et c’est dans ce contexte qu’elle a agressé sexuellement un élève, âgé de seulement 8 ans.

Protéger les enfants

Les abus ont duré 17 mois, jusqu’à ce que l’enfant en parle à ses parents, même si Lévesque faisait tout pour garder ses crimes secrets.

« C’est extrêmement grave, ce sont des gestes odieux. Elle était censée l’aider, le faire avancer dans la vie, a déploré Me Ossio. Elle a agi pour satisfaire ses propres besoins et son manque émotionnel. »

Rappelant l’importance de protéger les plus vulnérables de la société, la procureure a ainsi demandé une peine exemplaire. Car si l’enfant a subi d’importantes séquelles psychologiques, les parents aussi sont des victimes.

« Il faut envoyer un message dissuasif à la société, et il doit être fort », a martelé la procureure.

En « amour »

Dans le box des accusés, Lévesque n’a pas dit un mot lors de l’audience. Son avocat, Me Francis Cloutier, a pour sa part reconnu que selon la Cour suprême, les crimes sexuels contre les mineurs se devaient d’être sévèrement punis.

Mais du même coup, il a rappelé que Lévesque avait déjà entamé sa réhabilitation.

« Elle réalise qu’elle a affecté le développement de l’enfant, elle va assumer ses gestes, il n’a jamais été question qu’elle tente de se défiler », a-t-il dit.

Depuis son arrestation en 2020, Lévesque a d’ailleurs effectué plusieurs démarches thérapeutiques afin de mieux comprendre pourquoi elle croyait « être tombée en amour » avec la victime.

Pour favoriser la réhabilitation de sa cliente, il a ainsi suggéré 25 mois d’incarcération en affirmant que cela était « clément », mais « personnalisé » au profil de l’enseignante déchue.

Le juge Serge Cimon rendra sa décision en octobre.

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