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Ukraine: Vladimir Poutine va-t-il finalement lâcher?

Affaibli par une guerre qui s’éternise en Ukraine, Poutine pourrait être forcé de se retirer, tout en trouvant des moyens de ne pas s’avouer vaincu.

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Dans le cas où cette guerre durerait trop longtemps, et où le dirigeant russe prenait la décision de se retirer du conflit, son image serait ternie.

«Les deux républiques du Donbass s’appellent les «Républiques indépendantes de l’Est de l’Ukraine», explique Guillaume Lavoie, membre associé de la Chaire Raoul-Dandurand, en ondes sur LCN. Et cela représente une forme de petite victoire, car la Russie a déjà élargi son aura dans cette partie du pays.

Cette invasion d’influence pourrait alors représenter une petite victoire pour Vladimir Poutine, s’il souhaite conserver une bonne opinion de son peuple.

«Si jamais on en venait à essayer de trouver une manière pour monsieur Poutine de sauver la face, ce serait peut-être là où au moins il pourrait dire qu’il a fait des gains», suppose l’expert

Que peut-on faire de plus?

Pour tenir, les forces ukrainiennes auront besoin de l’appui des nations occidentales, car ces dernières ne veulent pas intervenir de manière directe.

Pour faire avancer le conflit dans le sens de l’Ukraine, il faudrait «probablement faire encore plus de tout ce qu’on fait déjà. Envoyer des armes, de l’argent, car l’Ukraine doit continuer de fonctionner», estime M. Lavoie.

Quelle arme pour Moscou?

Si les forces occidentales fournissent des armes toujours plus puissantes au gouvernement ukrainien, la Russie de son côté améliore également son arsenal. Elle a récemment fait l’essai d’un missile hypersonique par exemple.

«Ils l’auraient semble-t-il déjà utilisé pour frapper, et la réponse de l’OTAN a été de fournir des missiles antimissiles», relate le membre associé de la Chaire Raoul-Dandurand.

La question d’une éventuelle utilisation de l’arme atomique est elle peu probable. «Ça coûte cher d’utiliser l’arme atomique, en solidarité internationale», conclut Guillaume Lavoie.

Retrouvez l’intégralité de l’entrevue avec Guillaume Lavoie, membre associé de la Chaire Raoul-Dandurand dans la vidéo ci-dessus.

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