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La violence armée difficile à enrayer au Québec

Pendant que les fusillades de masse se succèdent aux États-Unis, le nombre d’incidents impliquant des armes à feu semble augmenter au Québec. Et cette problématique est très complexe et difficile à enrayer, affirme la criminologue Maria Mourani.

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En entrevue à LCN, cette dernière a souligné que ce sont majoritairement des armes de poing illégales qui sont impliquées dans les crimes violents commis en sol québécois.

Et celles-ci viennent surtout des États-Unis, où la législation rend l’achat d’armes à feu beaucoup plus facile.

«Le gros problème, ce sont nos frontières qui sont extrêmement poreuses. Il y a plus d’une centaine de routes entre le Québec et les États-Unis qui ne sont pas surveillées», explique Mme Mourani.

Cette dernière note aussi une augmentation du nombre d’armes artisanales depuis environ cinq ans, provenant principalement de kits vendus par des compagnies américaines sur le web.

«Il y a des espèces de shopes artisanales qui fabriquent ça avec des imprimantes 3D, mais on peut aussi s’en fabriquer dans notre sous-sol.(...) C’est très facile», indique la criminologue.

Le Québec fait donc face à un double problème, selon Maria Mourani. D’un côté le crime organisé et les trafiquants indépendants contrôlent le marché des armes illégales. De l’autre, plusieurs petits fabricants créent des armes fantômes presque impossibles à identifier, mais redoutablement efficaces.

Cette situation fait en sorte que les gangs armés réussissent à mettre la main sur plusieurs armes illégales.

«On n’est pas capable de déterminer le nombre d’armes qu’ils ont en leur possession», mentionne la criminologue.

Mme Mourani ajoute que plusieurs armes à feu illégales arrivent au Québec et au Canada par les réserves autochtones

«Les armes passent par le St-Laurent, très facilement, avec des cargaisons de drogue», précise-t-elle.

En plus du crime organisé, un nombre croissant de jeunes s’arment pour toutes sortes de raison, note Maria Mourani.

Jeunes s’arment pour toutes sortes de raisons.

«Ça peut être pour se défendre, ça peut être pour faire le malin, (...) le gars puissant», affirme la criminologue.

Celle-ci critique par ailleurs le projet de loi C-5 du gouvernement fédéral, qui vise à éliminer les peines minimales pour certains délits, dont quelques-uns impliquant des armes à feu illégales.

«Ça, c’est un allègement... complètement irrationnel, surtout dans la situation où on est»

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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