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Washington prolonge l'exemption aux sanctions pour les transactions liées à l'énergie russe

Les États-Unis vont continuer à autoriser les transactions liées aux achats d'énergie russe jusqu'en décembre, et non jusqu'à fin juin seulement, afin de laisser le temps aux Européens de réduire leurs importations, sur lesquelles ils ont décidé un embargo progressif.

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Le département américain au Trésor "a renouvelé son autorisation pour les transactions liées à l'énergie afin d'aligner nos réglementations sur le calendrier de mise en œuvre de l'interdiction du pétrole brut imposée par l'Union européenne", a indiqué à l'AFP une porte-parole de ce ministère.

Cette exemption aux sanctions prises contre la Russie devait initialement expirer le 24 juin, mais a été prolongée jusqu'au 5 décembre 2022.

Cette prolongation "permettra une transition ordonnée pour aider notre large coalition de partenaires à réduire leur dépendance à l'égard de l'énergie russe alors que nous nous efforçons de restreindre les sources de revenus du Kremlin", a ajouté la porte-parole.

Les importations de pétrole russe aux États-Unis, cependant, restent interdites.

L'Union européenne a décidé fin mai, dans le cadre de nouvelles sanctions à l'encontre de Moscou, d'un embargo progressif - avec des exceptions - sur ses importations de pétrole, qui touchera les deux tiers des achats européens.

L'arrêt des importations par bateau de pétrole brut aura lieu dans les six mois et celui des produits pétroliers dans les huit mois. L'approvisionnement par l'oléoduc Droujba peut en revanche continuer "temporairement" mais sans date limite. Il alimente notamment trois pays sans accès à la mer, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque.

Les navires-citernes transportant du pétrole russe vers les pays tiers ne pourront plus être financés ni assurés d'ici six mois par les opérateurs européens, afin d'entraver une réorientation des exportations de Moscou.

La revente de produits pétroliers à partir du brut russe est également interdite dans les huit mois au sein de l'UE et vers les pays tiers.

Le gaz russe, dont l'UE est très dépendante, n'est pour l'instant pas concerné.

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