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CHSLD Herron: 174 000 $ à une firme de communications pour gérer la crise

La présidente du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, Lynne McVey

Capture d'écran, TVA Nouvelles

La présidente du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, Lynne McVey

Le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal a octroyé un contrat de deux mois d’une valeur de 174 439 $ à la firme de relations publiques Tact Conseil afin de gérer son image au moment de la crise au CHSLD Herron. 

Le CIUSSS a signé cette entente avec la division Tact Relève le 1er avril 2020, soit trois jours après que son personnel eut été envoyé en renfort dans le CHSLD privé où les décès s’accumulaient durant la première vague de la COVID-19. Le contrat a été signé de gré à gré, en vertu de l’urgence sanitaire. 

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Pourtant, c’est seulement 10 jours plus tard que la présidente du CIUSSS, Lynne McVey, a appelé le 911, affirmant avoir réalisé au cours de l’après-midi que la situation était pire qu’annoncée, le nombre de décès étant passé de 13 à 31. 

L’hécatombe au CHSLD Herron fera finalement 47 morts. 

Réaction tardive

Le rôle de Tact Conseil dans la gestion de la crise était déjà connu, mais le montant final du contrat octroyé par le CIUSSS a été rendu public la semaine dernière avec la publication des contrats accordés en vertu de l’état d’urgence sanitaire. En juin 2020, Global News avait fait état d’une facture de 140 000 $, après une demande d’accès à l’information. 

Invité à commenter, le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal a offert une réponse très succincte. 

« En raison de l’impact de la crise sanitaire sur nos équipes et de l’importance d’informer la population et notre communauté durant la pandémie, nous avons retenu les services d’une firme externe pour soutenir, au besoin, notre équipe des communications », écrit sa porte-parole, Hélène Bergeron-Gamache. 

Mme Bergeron-Gamache n’a pas expliqué pourquoi le contrat a été signé le 1er avril, alors que Lynne McVey affirmait avoir compris l’ampleur de la situation seulement 10 jours plus tard. 

Pourtant, dès le 29 mars, ses employés avaient découvert des résidents souillés, déshydratés et affamés au CHSLD Herron. « J’aurais dû appeler [le 911] le 29 mars », a d’ailleurs témoigné Mme McVey devant la coroner Géhane Kamel, chargée de faire la lumière sur les décès dans certains établissements durant la pandémie.  

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