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Fraude: en taule pour s’être gâtée aux frais de son cousin

Stéphanie Frigon a été reconnue coupable d’avoir fraudé pour 225 000 $ l’entreprise de son propre cousin, Embellissements Monaco, sur une période de six ans.

Photo tirée de Facebook

Stéphanie Frigon a été reconnue coupable d’avoir fraudé pour 225 000 $ l’entreprise de son propre cousin, Embellissements Monaco, sur une période de six ans.

Voyages, restaurants, décorations de maison, essence : une fraudeuse récidiviste qui s’est gâtée sur le bras de l’entreprise de son propre cousin a été condamnée à 28 mois derrière les barreaux et devra lui rembourser plus de 225 000 $.

« Il est dommage que l’accusée n’ait pas saisi l’occasion lors de sa première peine pour fraude de demeurer dans le droit chemin, d’autant plus qu’il s’agissait d’un membre de la famille qui avait mis sa confiance en elle », a déploré le juge Sylvain Lépine, en rendant sa sentence contre Stéphanie Frigon. 

La dame de 43 ans a été condamnée en 2013 à une peine de deux ans moins un jour à être purgée dans la collectivité pour une fraude de 200 000 $ qui s’est échelonnée sur cinq ans, chez son ancien employeur, Aldo, et à un dédommagement de 20 000 $ à verser.

Stéphanie Frigon

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Stéphanie Frigon

Or, ses problèmes judiciaires ne l’ont pas empêchée de mettre en place, de 2011 à 2017, un autre système pour détourner des fonds à même l’entreprise de son cousin, Embellissements Monaco, dans les Laurentides.

« Le stratagème était planifié et mis en œuvre lentement pour ne pas éveiller des soupçons, a noté le juge Lépine. Les infractions n’avaient qu’un seul but : payer des biens personnels. »

D’importants impacts

Les crimes de Stéphanie Frigon ont eu d’importants impacts sur l’entreprise qui œuvre dans le domaine du paysagement, l’installation de piscine, le coulage de béton et le déneigement.

Le cousin de l’accusée a dû vendre des biens et des bâtisses pour permettre la survie de l’entreprise. Mais il s’est aussi retrouvé dans la mire de Revenu Québec.

À la suite d’« une vérification par le fisc, il a dû payer une somme de 150 000 $ en impôt, car les retraits effectués par l’accusée ont été déclarés comme des avances à l’actionnaire », a expliqué le juge. 

Disant ne plus être la même personne, la fraudeuse a imploré de ne pas être condamnée à de l’emprisonnement ferme, suggérant encore une peine dans la collectivité ou durant les fins de semaine. 

Mais cette dernière « a démontré un mépris de la loi », a dénoncé le magistrat, qui a préféré miser sur des principes de dénonciation et dissuasion.

Une poursuite civile

Malgré sa condamnation, les démêlés judiciaires de l’accusée ne sont pas pour autant terminés, puisque son cousin la poursuit.

Contacté par Le Journal, ce dernier a préféré ne pas commenter l’affaire puisque les procédures légales sont toujours en cours. 

On apprend toutefois dans le document déposé au tribunal civil en janvier 2018 de quelle façon la mère de famille a dépensé l’argent qu’elle a soutiré au fil des années. 

Voyages, services de nettoyeur, épicerie, repas au restaurant, essence sont entre autres énumérés. Plusieurs achats auraient aussi permis de « meubler, peinturer et décorer » un nouveau logis. 

La poursuite précise aussi que la victime ne savait pas au moment de l’engager qu’elle était soupçonnée d’avoir fraudé son ancien employeur, Aldo. 

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