/news/society

Grand Prix : «C’est du gaspillage de pétrole»

Malgré l’engouement et l’excitation qui entoure le Grand Prix du Canada ce week-end, plusieurs voix remettent en question la place de l’événement dans une société qui souhaite devenir plus verte.

• À lire aussi: Grand Prix : les commerçants font des affaires d’or

• À lire aussi: P.K. Subban s’amuse au Grand Prix de Montréal

• À lire aussi: Formule 1: «On a hâte de sentir le gaz, entendre le bruit des moteurs!»

«C’est le symbole parfait de la banalisation de l’impact, entre autres, de l’automobile sur les changements climatiques. C’est littéralement du gaspillage de pétrole à une époque où on ne peut plus se permettre de gaspiller une seule goutte de pétrole», a déploré le responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace, Patrick Bonin.

Dans les dernières années, le Québec a pu constater les effets des changements climatiques sur la température. La province a connu son lot de catastrophes, telles que des tempêtes, des orages violents et des canicules extrêmes. 

«[Le Grand Prix], c’est la glorification de la vitesse, de la surconsommation et de l’utilisation du pétrole, alors qu’il faut faire exactement le contraire», a déclaré M. Bonin à TVA Nouvelles.

Au Québec, le transport représente 45 % des émissions de gaz à effet de serre.

«On se met la tête dans le sable quand on parle de lutte climatique et que de l’autre côté, les gouvernements donnent des millions de dollars à des entreprises qui sont déjà millionnaires pour qu’ils viennent [à la Formule 1]», a ajouté le militant.

Des déplacements qui coûtent cher à la planète

Même si la course émet son lot de gaz à effet de serre, ce sont surtout les déplacements des équipes et des voyageurs qui posent un problème. En 2018, l’événement a rejeté près de 257 000 tonnes de CO2, ce qui équivaut à la consommation de 53 000 voitures par an.

«Le problème, ce n’est pas la F1 en tant que telle, mais c’est le culte de l’automobile solo. C’est de ne pas remettre en question le mode de fonctionnement de notre société actuellement qui est basée sur le pétrole, qui est trop basée sur l’automobile», a poursuivi M. Bonin.

Des champions automobiles plus verts

Même si les champions automobiles canadiens utilisent présentement des voitures hybrides lors des courses, ce n’est pas encore suffisant, selon les groupes militants.

«[Les gens ordinaires], on peut acheter des voitures électriques. Ça ne fait aucun sens qu’on ait des champions du monde de la vitesse automobile qui n’ont même pas encore de véhicules électriques», s’est exclamé Patrick Bonin.

Selon lui, il est tout à fait déplorable que des entreprises pétrolières comme Shell soient encore derrière la production du biocarburant. Toutefois, ça prend beaucoup plus que des «promesses de "greenwashing" et de planter des arbres d’ici 2030» pour faire une différence, a-t-il affirmé.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.