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Tousser sur une gérante lui aura coûté l’emploi désiré

Bloc justice

Photo Fotolia

Un client mécontent qui avait volontairement toussé sur une gérante d’épicerie au tout début de la pandémie aura un casier judiciaire même s’il espérait obtenir l’absolution pour pouvoir devenir gardien de prison, a confirmé la Cour d’appel.

« Il n’était pas déraisonnable de conclure que la conduite [de l’accusé] était d’autant plus répréhensible dans le contexte initial de la pandémie », peut-on lire dans une décision rendue vendredi par le plus haut tribunal du Québec.

Éric Yaniri, 32 ans, peut donc faire une croix sur son désir de devenir agent correctionnel, en raison de son geste disgracieux commis le 26 mars 2020.

En début de pandémie 

À l’époque, la COVID-19 venait d’arriver au Québec. Et quand Yaniri s’était rendu dans une épicerie de la Rive-Sud de Montréal, il n’avait pas apprécié de se faire demander de se laver les mains.

« Il s’emporte, ce qui entraîne l’intervention de la gérante », peut-on lire dans le document de cour.

Une altercation s’est ensuivie, jusqu’à ce que Yaniri tousse volontairement en direction de la gérante. 

Les policiers sont arrivés sur les lieux pour ensuite apprendre que le client disgracieux était en plus en attente du résultat d’un test de dépistage. 

Mis en état d’arrestation, Yaniri a ensuite reconnu sa culpabilité à des voies de fait en exprimant de profonds remords. 

« Il reconnaît que son comportement était inapproprié et que la victime a pu craindre pour sa sécurité », peut-on lire dans le jugement.

Mais du même coup, Yaniri avait demandé de ne pas avoir de casier judiciaire.

« Une condamnation aurait pour effet de l’empêcher d’étudier et de travailler dans le domaine [de la sécurité] », peut-on lire dans la décision.

Probation 

Le juge Marco LaBrie avait toutefois tranché que le geste de Yaniri méritait un casier judiciaire. 

« Le contexte de la pandémie de COVID-19 fait partie intégrante de la trame factuelle et il était nécessaire pour le juge de le prendre en considération », indique le jugement, en mentionnant que Yaniri avait écopé d’une probation, et donc d’un casier judiciaire.

Saisie du dossier, la Cour d’appel a entériné la sentence en rappelant qu’elle n’était pas exagérée, et donc qu’il n’y avait pas lieu de la modifier.

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