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Le PQ propose un CRTC québécois pour faire rayonner le contenu d’ici

Photo Agence QMI, Martin Alarie

Afin de ralentir ce qu’il considère comme l’une de causes de l’anglicisation, le Parti québécois (PQ) propose la création d’un Conseil québécois de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC) pour mieux mettre en valeur le contenu audiovisuel d’ici.

Selon la formation politique, les jeunes consomment très peu de contenu culturel québécois. Un sondage Léger commandé par le PQ indique que 58 % des 18-34 ans ne consomment que très peu, voire pas du tout de contenu audiovisuel québécois sur les plateformes en ligne.

De plus, près du tiers des répondants (31 %) ont admis ne jamais écouter ou regarder de contenu issu du Québec et 75 % des autres sondés disent que leur consommation de contenu québécois ne dépasse pas 4 heures par semaine, une infime partie de leur temps d’écran.

«C’est inquiétant, oui, à la fois pour l’avenir du français au Québec et pour la connaissance qu’a la jeunesse du Québec de ce qui se fait ici. C’est inquiétant, aussi, pour nos artistes, nos maisons de production et nos distributeurs. Il ne faut toutefois pas rejeter la faute sur les jeunes; c’est plutôt une question d’accessibilité, de découvrabilité», a déploré par voie de communiqué samedi le porte-parole du parti en matière de Culture, Pascal Bérubé. Il ajoute que l’attrait de l’anglais est gigantesque, vu son immense disponibilité, l’espace qu’il occupe et la promotion dont il jouit.

Pour améliorer la situation, la formation politique propose également la mise en place d’un bureau de promotion du contenu québécois afin de négocier des ententes de visibilité avec les Netflix de ce monde, de doubler les budgets de Télé-Québec pour augmenter la production et la diffusion de contenus québécois et de consolider une plateforme numérique nationale où seraient regroupés les contenus d’ici.

«En doublant ses budgets à 140 millions $, au cours de la première année de notre mandat, nous pourrions à la fois stimuler la production de contenu québécois et consolider une plateforme numérique nationale servant de lieu de consommation, de référence et d’archivage pour nos productions culturelles; oui, nous avons l’ambition de concurrencer Radio‐Canada; oui, nous avons l’ambition d’affirmer sans détour notre souveraineté culturelle!» a ajouté le député de Matane-Matapédia.

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