/news/culture

Loud Lary Ajust a le dernier mot aux Francos

Quelques jours après avoir célébré le dixième anniversaire de leur incontournable introduction au public québécois, l’album «Gullywood», le trio Loud Lary Ajust clôturait en grand la 33e édition des Francos de Montréal, samedi.

Après avoir vu leurs irréductibles amateurs s’emparer de tous les billets pour leur spectacle au Club Soda en l’espace de quelques minutes, «LLA» savait qu’il devait doubler la mise pour son deuxième concert de retrouvailles.

La solution: un spectacle grandiose devant une de ses plus grandes foules, qui mélangeait les curieux et les purs et durs. Même Dame Nature s’est faite clémente pour permettre aux plus courageux de sauter dans le «mosh pit» tout en restant au sec.

La triade a entraîné le public dans une épopée chronologique à travers sa discographie, lançant le bal avec l’excentrique «Outremont». D’immenses lettres épelant «Gullywood», hommage au panneau Hollywood, dominaient par ailleurs la Scène Bell.

Loud et Lary Kidd connaissent tous deux d’illustres carrières en solo, comptant toujours sur le soutien indéfectible de leur as compositeur Ajust. Leurs amateurs seront toutefois unanimes: il se passe quelque chose quand ils sont réunis sur un morceau, et encore plus sur une scène.

L’énergie enivrante de Laurent Fortier-Brassard se marie encore à merveille avec le charisme insolent et la prestance de Simon Cliche Trudeau. Les années n'ont pas affaibli cet heureux mariage, qui atteint son paroxysme sur «Gruau» et «ONO».

Les racines du nouveau «rap queb»

Grâce à ses quatre projets échelonnés entre 2012 et 2016, le trio issu du quartier Ahuntsic, à Montréal, a pris d’assaut une scène hip-hop qui avait grandement besoin d’amour. Il nous a rappelé les fondations de cette nouvelle ère du «rap queb» sur «Candlewood Suites», «Héros» ou encore la désopilante «James Hyndman Money».

La portion du concert dédiée à son dernier opus a ensuite permis aux amateurs de renouer avec les œuvres les plus abouties et vulnérables du catalogue de la formation. Le tout, devant une Volvo bleue trônant sur la scène, clin d’œil au nom de cet album, «Blue Volvo».

Quelques jours après le vibrant spectacle hommage à la mémoire de Karim Ouellet, les membres de «LLA» ont tenu à saluer à leur tour le renard de Québec. Leur interprétation poignante d’«Automne», morceau créé en collaboration avec le regretté auteur-compositeur-interprète, a bouclé la soirée de la meilleure façon.

À sa dernière édition à la tête des Francos, Laurent Saulnier a une fois de plus misé sur des artistes hip-hop locaux sur les plus grandes scènes du site du festival... et on ne lui en veut pas!

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.