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Perte de sa conjointe: la résilience d’un jeune père de famille

PHOTO COURTOISIE / Simon Julien

La vie de Simon Julien a basculé le 2 août 2018 lorsque sa conjointe s’est effondrée subitement dans le stationnement d’un commerce pour ne plus jamais se réveiller, le laissant seul avec trois enfants âgés de 1, 3 et 5 ans.

Décidé à surmonter l’épreuve, il a pris la décision de réorienter sa carrière, en passant du milieu de la construction à celui de l’agriculture, afin d’être le plus présent possible pour sa famille.

PHOTO COURTOISIE / Simon Julien

Lors de cette tragique journée, sa conjointe, Véronique Généreux, faisait des courses avec leur aîné à Louiseville, leur lieu de résidence. Le couple avait pris l’habitude d’avertir l’autre lorsque les emplettes étaient terminées, mais ce jour-là, Simon Julien n’a jamais pu réentendre la voix de sa partenaire.

«J’avais trois appels manqués. En rappelant, c’est un sergent de police qui a répondu et il m’a dit que ma conjointe avait eu un malaise et que je devais me rendre à l’hôpital», s’est-il souvenu en entrevue.

Arrivé au centre hospitalier de Louiseville, le père de famille s’est fait dire que sa conjointe avait été transférée d’urgence à Trois-Rivières. C’est dans cette ville où il s’était rendu pour être au chevet de sa chérie qu’il a appris trois heures plus tard ce qu’il redoutait le plus.

PHOTO COURTOISIE / Simon Julien

«Quand j’ai vu le visage du docteur, j’ai tout de suite compris que c’était fini», a mentionné avec émotion le père de famille, expliquant que sa femme a été victime d’un anévrisme cervical.

Véronique avait 30 ans et lui 29.

Priorité enfants

Simon Julien a vécu son deuil plus tard, car sa priorité était ses enfants, dont son fils aîné qui était sur place au moment du drame.

«Je ne voulais pas qu’il garde ses émotions en lui. J’ai rapidement pris rendez-vous au CLSC de Louiseville pour le faire suivre», a souligné celui qui est aussi allé chercher de l’aide auprès de Deuil-Jeunesse de Trois-Rivières.

S’adapter à une nouvelle réalité

Œuvrant dans le milieu de la construction, Simon a constaté que ce secteur était difficilement conciliable avec la vie d’un père monoparental. Cela dit, il avait toujours eu envie de devenir maraîcher et il a réalisé son rêve en 2019.

PHOTO COURTOISIE / Simon Julien

«Je devais me trouver quelque chose me permettant d’avoir un horaire flexible. Même si je fais jusqu’à 80 heures en haute saison, mes enfants sont avec moi en tracteur ou en quatre-roues. Ils vont m’aider à récolter, à planter et à semer», a mentionné le fondateur de Jardins J & B Fruits et Légumes qui souhaite que l’un de ses fils reprenne son entreprise plus tard.

Près de quatre ans ont passé et il reconnaît que cette perte est toujours difficile pour la famille et que ses enfants vivent ce deuil chacun à sa manière. Son plus vieux parle souvent de sa mère tandis que son frère plus jeune, conscient que sa mère est décédée, ne comprend toutefois pas tout à fait qu’elle ne reviendra plus. En ce qui concerne le plus jeune, il est devenu un petit gars à papa.

Malgré tout, Simon Julien se dit heureux et confie qu’il a très hâte de voir les bricolages qu’il recevra à la fête des Pères.

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