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Retards du REM: «La situation était imprévisible», juge Bonnardel

Malgré les retards additionnels pour le Réseau express métropolitain (REM), le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, offre toujours son soutien à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), responsable du projet, se disant convaincu que sa mise en service «changera la donne» en matière de mobilité.

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«Oui, on aurait aimé avoir une livraison plus tôt, mais les impondérables de la situation nous amènent à continuer d’appuyer la Caisse. On sera très fier de la livraison de ce REM», a soutenu M. Bonnardel, lundi matin, au cours d’une mêlée de presse.

Notre Bureau d’enquête révélait lundi que la livraison du projet serait retardée une troisième fois en l’espace de 18 mois. La majorité des stations ne seront pas opérationnelles avant décembre 2024.

La découverte de vieux explosifs dans le tunnel du mont Royal a forcé CDPQ Infra, la filiale de la CDPQ responsable du projet, à prendre des mesures de sécurité supplémentaires, expliquant ces nouveaux délais.

Initialement, les premiers trains étaient attendus pour 2021, avant que cet échéancier ne soit repoussé, d’abord pour l’été 2022, puis pour la fin de 2022.

«La situation du tunnel était imprévisible. Assurer la sécurité des travailleurs, c’est le plus important», a soutenu M. Bonnardel. Il se dit néanmoins certain que l’arrivée éventuelle du REM «changera la donne» en matière de mobilité à Montréal.

Le ministre n’a pas voulu s’avancer à savoir si une partie des coûts supplémentaires engendrés par ce report serait épongée par le gouvernement, indiquant qu’il est «prématuré» de s’y avancer.

M. Bonnardel a également indiqué que le gouvernement devrait travailler avec la CDPQ et l’Autorité régionale de transport métropolitain pour assurer qu’il y ait des alternatives en transport collectif jusqu’à sa mise en service.

Dans une entrevue en février avec l’auteur de ces lignes, le directeur général d’exo déplorait que les usagers du train banlieue ait abandonné la ligne Mascouche en raison des détours imposés par la construction du REM. Pour les usagers, le temps nécessaire pour se rendre au centre-ville à partir du terminus a presque doublé.

«Présentement, les services que nous offrons, ça fait le boulot. Si on doit améliorer ces mesures dans les prochaines semaines ou prochains mois, on le fera», a pondéré M. Bonnardel.

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