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Brésil: une victime d'agression sexuelle de 11 ans interdite d'avorter

Une fillette victime de viol s'est fait refuser le droit d'avorter par une juge du Brésil et a été condamnée à rester dans un refuge où elle sera surveillée de près tout au long de sa grossesse. 

La jeune fille, dont l'identité n'a pas été dévoilée, a été emmenée dans un hôpital de Santa Catarina, au Brésil, après que sa mère ait découvert sa grossesse le mois dernier, a indiqué le New York Post mardi.

La fillette de 11 ans est tombée enceinte après avoir été violée dans la maison familiale.

Les médecins ont toutefois refusé d'avorter la jeune fille, qui était déjà enceinte de 22 semaines et deux jours. Or, selon les règles de l'hôpital, l'avortement est permis jusqu'à un maximum de 20 semaines de grossesse.

Quand l'affaire a été présentée devant la juge Joana Ribeiro Zimmer, la loi s'est rangée derrière les médecins, au grand désarroi de la fillette. Rappelons que l'avortement est illégal au Brésil, sauf en cas de viol ou si la grossesse représente un danger pour la mère.

En plus du verdict, l'enfant a été condamnée à rester dans un refuge tout au long de sa grossesse, où elle sera surveillée de près, puisqu'il y avait un «risque» que la jeune fille «effectue la procédure» quand même, a indiqué la juge Zimmer.

Selon les procureurs, la jeune fille a été placée dans un refuge pour la «protéger de futurs abus».

La juge a aussi proposé à la fillette de donner le bébé en adoption, puisque «plus de 30 000 couples brésiliens veulent un bébé». Elle a continué en demandant à la jeune fille si elle désirait choisir le nom de l'enfant et si le père de l'enfant, soit l'agresseur, serait d'accord pour le donner en adoption.

La Cour de justice de Santa Catarina a depuis déclaré que son département des affaires intérieures examinait la décision de la juge.

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