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Le bureau des passeports de Chicoutimi envahi par des Montréalais

Jamais le bureau des passeports de Chicoutimi n'a été aussi populaire pour les demandeurs de passeports de l'extérieur de la région.

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Ils étaient plus d'une centaine mardi matin à faire la file. «J'ai vu qu'ils étaient environ 500 ce matin à 4h00 à Laval, alors j'ai roulé jusqu'au Saguenay», a dit un lavallois dont le vol est prévu mercredi soir.

Un autre résident de Laval, Alain Lavoie, est arrivé au Saguenay hier matin, et a passé la dernière nuit devant le bureau. «J'ai peut-être dormi trois heures dans mon auto. Il n'y avait pas beaucoup de monde, mais vers 4h00, ça a commencé s'agglutiner», a-t-il mentionné

En début d'après-midi, il avait déchanté. «Je ne pense pas que je vais passer aujourd'hui. Mon voyage est menacé, mais je n'ai pas le choix de demeurer ici», a-t-il expliqué dépité.

Par souci d'efficacité, les autorités du bureau de Chicoutimi avaient divisé la file en deux: ceux dont le départ est dans un maximum de 24 heures, et les autres, dans 48 heures et plus.

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Même ceux qui ont obtenu leur passeport s'engageaient dans une nouvelle course contre la montre. «Notre vol est ce soir à 19h30, donc on repart tout de suite», a dit une femme vers 11h30.

«Ils nous ont dit qu'on passerait en priorité parce que notre vol est ce soir, a renchéri Hélène Labarbe, de Greenfield Park. Le personnel est très gentil ici.»

Cependant, sur l'heure du midi, petit contretemps est survenu. Les fonctionnaires du bureau ont avisé les voyageurs qu'il faudra traiter les cas les plus urgents, parmi les plus urgents pour le reste de la journée, en fonction de la date de la demande.

«Notre vol est demain après-midi 13h30. Même si on nous remet nos passeports demain matin à 8h30, on ne sera jamais à temps à l'aéroport, à moins de rouler à 200 km/heure, ce qui est impossible», a déploré une autre personne.

Deux hommes d’origine algérienne craignaient de devoir annuler leur vol, l’un jeudi le 23 juin et l’autre samedi, le 25 juin. «Deux mille quatre cent dollars», a soupiré l'un d’eux.

«Je me prépare mentalement à ne pas voyager, et à perdre mon billet», a dit, pour sa part, son ami.

Une montréalaise, dont le départ est «seulement» le 3 juillet, a été invitée à revenir la semaine prochaine. «On va retourner à Montréal», a-t-elle lancé, les yeux pleins d'eau.

Alain Lavoie, lui, a bien résumé l'esprit général des demandeurs. «Je ne peux pas croire que personne ne sera imputable de ce fouilis, a-t-il sifflé. Il y a des dirigeants en haut qui n'ont pas fait leur travail. Quand on parle d'une République de banane, on est en plein dedans!»

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