/regional/montreal/montreal

Violence armée: «On est là», assure le SPVM

Alors que les décharges d’armes à feu se multiplient sur le terrain, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) tient à assurer la population qu’il est présent sur le terrain et qu’il agit.

• À lire aussi: Nouvel épisode de coups de feu sur l’île de Montréal

• À lire aussi: Des coups de feu pendant les orages à Saint-Léonard

• À lire aussi: Huit ans de prison pour avoir déchargé une arme en pleine rue

«On veut que les gens sachent que nous sommes là et que nous sommes solidaires de la situation qu’ils vivent», a soutenu Sylvie Roy, la cheffe intérimaire du SPVM.

Mercredi, ses effectifs ont déployé un poste de commandement mobile dans le quartier de Rivière-des-Prairies, ainsi que sa cavalerie, afin d’être bien visibles. Dans l’après-midi, des policiers effectuaient du porte-à-porte auprès des citoyens.

«On est ici pour rassurer les résidents du secteur», a indiqué Mme Roy, qui assure que la lutte contre la violence armée demeure une «priorité».

À Rivière-des-Prairies, depuis janvier, le commandant du poste de quartier (PDQ) 45 a recensé neuf événements liés à des décharges d’armes à feu. Une tendance qui serait à la hausse, alors qu’en 2021, 18 avait été répertorié sur son territoire.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, était également présente avec Alain Vaillancourt, responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la Ville, afin de montrer son soutien envers les policiers

«Le SPVM est partout, il est impliqué dans tous les quartiers et il s’adapte au crime qui change», a souligné Mme Plante.

Elle s’est également enthousiasmée sur le taux de résolution des homicides, qui serait actuellement à 92 % selon ses dires.

«Le travail sur le terrain se fait, et il y a des résultats concrets. On va continuer, tous les partenaires, à travailler ensemble pour trouver des solutions.

Dans son rapport annuel de 2021, le SPVM avait enregistré 144 décharges d’armes à feu au cours de l’année, soit une chaque deux jours et demi. Une hausse marquée alors qu’il n’y en a eu que 71 en 2020.

Mme Roy a également révélé que les enquêtes progressaient «bien» au SPVM et que des résultats pourraient être annoncés d’ici l’automne.

Une opération de visibilité

Directeur de DOD basketball et l’un des cofondateurs de la Coalition Pozé, un regroupement mit sur pied pour lutter contre la violence armée, Beverley Jacques estime que de telles activités de porte-à-porte peuvent porter fruit, sous certaines conditions.

«Le défi, c’est que les communautés immigrantes ne font pas trop confiance au SPVM. Ça fait en sorte que c’est un peu difficile d’avoir une collaboration. Ce qui aide surtout, c’est d’avoir de la représentativité au sein des effectifs policiers. Ça inspire plus la confiance», a-t-il expliqué.

«Ça peut avoir des effets sur le sentiment de sécurité. Si les gens sont inquiets, ça peut les aider de sentir que la police est là. Mais la plupart des gens sont beaucoup plus à risque d’être victime d’autres incidents dans la vie», a pour sa part pondéré Ted Rutland, professeur à l’Université Concordia et spécialiste sur les questions de sécurité publique.

Il rappelle que d’autres choses peuvent être faites pour prévenir la violence sous toutes ses formes

«On veut que la police soit un peu partout pour arrêter tout le monde, mais ça ne va pas diminuer la violence dans le long terme», a-t-il soutenu.

À ses yeux, les groupes communautaires qui œuvrent dans la prévention, telle que la Coalition Pozé, qu’il donne en exemple, auraient d’ailleurs besoin de davantage de financement afin de mener à bien leur mission.

Dans la même catégorie

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.