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COVID-19 : l’analyse des eaux usées montre une hausse des cas

L’analyse des eaux usées de quatre grandes villes révèle une hausse des cas selon une experte de l’Institut National de Santé publique du Québec (INSPQ).

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«On observe une certaine variabilité dans les dernières semaines avec une remontée au mois de mai, une tendance à la hausse au mois de mai qui tend cependant à s’atténuer», a déclaré la Dr Caroline Huot, médecin spécialiste à la direction de la santé environnementale de l’INSPQ.

«Va falloir voir dans les prochains jours comment ça va évoluer», a-t-elle ajouté.

Depuis le 24 février dernier, le ministère de la Santé et des Services sociaux a confié à l’INSPQ le mandat de concevoir un programme de vigie pour la détection de la COVID-19 dans les eaux usées.

«C’est un indicateur intéressant, complémentaire à ce qu’on avait déjà, qui vient s’ajouter au portfolio qu’on avait pour suivre la pandémie. Avec la diminution de la disponibilité des tests cliniques, ce test-là nous donne des informations sur les personnes asymptomatiques qui seraient atteintes, les personnes qui ne peuvent pas se faire dépister, ou ne seraient pas intéressées», a détaillé Dr Huot.

Le taux d’immunité, les variants ou la vaccination rendent les résultats difficilement comparables avec d’autres périodes de la pandémie, mais selon l’experte, le virus continuerait de circuler.

La levée des mesures sanitaires comme le port du masque coïncident avec la hausse perçue dans les résultats

L’INSPQ va continuer à procéder à ces analyses jusqu’à fin mars 2023. Pour l’instant seules les eaux usées de Laval, Montréal, Québec et Gatineau sont analysées, mais dès cet automne 15 villes devraient être suivies, a annoncé l’experte.

Les données seront disponibles sur le site de l’INSPQ chaque semaine.

«On espère que cela pourra nous apporter et un avantage de temps, une détection précoce qui est à valider pour le moment. On développe ça dans l’espoir d’utiliser cette technologie pour d’autres virus, d’autres bactéries», a déclaré la médecin.

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