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Des multinationales de l’enfouissement refuseraient d'éliminer certains déchets

Urban recycling waste and garbage services

Kadmy - stock.adobe.com

Des multinationales de l’enfouissement de déchets tenteraient de mettre au pas le gouvernement en refusant temporairement d’en éliminer certains de leurs sites, a dénoncé un groupe pour la gestion écologique des déchets. 

La stratégie a été déplorée par Le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED), dans un communiqué de presse.

«C’est une crise montée de toute pièce pour forcer le gouvernement à endosser l’agenda et les demandes de ces compagnies», a indiqué le président de l’organisme Denis Blaquière. Même le ministère de l’Environnement reconnaît qu’il y a une marge de manœuvre avec les capacités résiduelles d’enfouissement.»

Le FCQGED rappelle que trois compagnies privées reçoivent près de 80 % de tous les déchets destinés à l’enfouissement au Québec. Une crise sur l’élimination des déchets devient prévisible, selon l’organisme.

Dans ce contexte, le FCQGED est d’avis que chaque citoyen doit jouer un rôle pour mettre fin au rapport de force de certaines multinationales.

Selon la plus récente étude de RECYC-QUÉBEC1, 40 % de ce qui est éliminé au Québec consiste en du papier, du carton et des matières organiques.

« Les solutions sont plus à notre portée que ce que l’on pense », a indiqué Mario Laquerre, vice-président de l’organisme.

«La meilleure façon de mettre un terme à ces crises créées de toutes pièces est de déployer davantage de moyens afin de réduire nos déchets à la source et de gérer sur une base régionale ceux qui restent», a conclu Denis Blaquière.

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