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Passeports: la ministre Gould voit du «progrès» sur le terrain

Après avoir reconnu comme «inacceptable» la situation dans les bureaux montréalais de Service Canada concernant les passeports cette semaine, la ministre Karina Gould dit avoir remarqué du «progrès» sur le terrain, particulièrement aux centres de Saint-Laurent et de Laval.

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À ces deux centres, il y avait entre 250 et 300 personnes en matinée, et chacune de ces personnes avait été rencontrée par du personnel déplacé pour gérer les foules qui s’agglutinent toujours aux centres de services de la région.

Ottawa a déplacé une dizaine de ces agents par bureau et ceux-ci resteront sur place jusqu’à minuit, a indiqué Mme Gould.

Le centre Guy-Favreau, lui, restait toujours fortement congestionné mercredi, et la foule continuait d’augmenter en volume en début d’après-midi, jeudi. Le nombre de clients s’élevait toujours à plus de 500 en matinée.

«À peu près 70% de ces gens qui sont arrivés à Guy-Favreau, selon les [dernières] statistiques que j’ai reçues de mon ministère, sont des gens avec un voyage urgent», a déclaré la ministre.

L’on est toutefois bien loin des 1500 à 2000 personnes au total qui faisaient la queue à ces trois centres, a assuré Mme Gould.

Si les clients des centres de Saint-Laurent et de Laval ont en théorie tous reçu un billet de rendez-vous, la ministre n’a cependant pas pu garantir que chacun pourra mettre la main sur son passeport à temps pour son vol.

«Ça dépend si le voyage est dans une heure ou deux heures, et c’est très difficile, je dois être [réaliste] dans cette situation», a-t-elle affirmé lors d’un entretien avec les journalistes au Parlement jeudi.

Mme Gould a par ailleurs souligné que certains clients ont tenté de se présenter aux bureaux de passeports avec de faux billets.

La stratégie de gestion des dossiers a déjà été appliquée aux bureaux de la région de Toronto et sera mise en œuvre dès lundi dans les bureaux de la région de Vancouver.

Délocalisation de l’impression 

En temps normal, les passeports sont imprimés au bureau où fait affaire le demandeur.

Or, comme «les bureaux de passeports ne sont pas construits pour avoir des centaines d’applications urgentes chaque jour», Ottawa a décidé de faire tourner à fond les imprimantes de ses bureaux de Gatineau et de Mississauga, près de Toronto, puisque ces centres peuvent produire un plus grand volume.

Ainsi, les clients dont le vol est dans 12 heures et plus recevront fort probablement un passeport qui aura été imprimé dans l’un des deux centres.

Les imprimantes des centres montréalais ne serviraient à l’heure actuelle que pour imprimer les passeports des clients dont le vol est prévu dans moins de 12 heures.

Cette façon de faire va retirer un peu de «pression» du système, croit Karina Gould.

Des fonctionnaires en renfort

Cela fait maintenant plusieurs jours que le gouvernement a lancé un appel aux fonctionnaires des autres ministères et agences fédérales afin qu’ils viennent prêter main-forte aux employés de Service Canada.

La ministre Gould a confirmé qu’elle s’attend à recevoir l’aide d’environ 200 employés de l’Agence du revenu du Canada (ARC) basés au Québec.

Mme Gould a aussi affirmé que son ministère avait «identifié» environ 70 employés de Statistique Canada qui seraient prêts à mettre la main à la pâte.

Ces chiffres n’incluent pas les 1200 personnes qu’Ottawa veut embaucher sur une base urgente et dont la moitié est déjà en train de suivre des formations nécessaires.

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