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Un investissement de 135 M$ complété d’ici décembre à Sept-Îles

La Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire de Sept-Îles, sur la Côte-Nord, a amorcé la dernière étape d’un important projet de 135 millions de dollars visant à doubler sa capacité de manutention de minerai de fer.

D’ici décembre, un nouvel entasseur-récupérateur fabriqué en Europe sera assemblé sur le site.

Les pièces du nouvel équipement, d’une valeur de 30 millions de dollars, sont arrivées par navire en mars dernier. Certaines d’entre elles sont si imposantes que leur transport a nécessité des fermetures de route.

Un entasseur-récupérateur permet à la fois de faire des piles de minerai de fer et de récupérer ce minerai pour son chargement dans des navires.

La Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN) possède déjà deux machines semblables, mais la dernière arrivée surpassera nettement ses grandes sœurs.

«On parle de taux de récupération de 10 000 tonnes par heure par rapport à celle de la cour Bloom qui est à 6000 et celle de la cour de Wabush qui est autour de 3000. On double la capacité par rapport aux machines qu’on avait avant», a expliqué Gabriel Striganuk, vice-président adjoint aux opérations de la SFPPN.

L’entasseur-récupérateur sera utilisé dans la cour d’entreposage autrefois utilisée par la défunte Mines Wabush pour les besoins des compagnies Minerai de fer Québec et Tacora.

Avec la construction de deux convoyeurs, dont un sera le plus long en son genre en Amérique du Nord, la SFPPN pourra utiliser ses terrains à leur plein potentiel.

«Auparavant, on avait seulement accès à cette cour-ci qui avait une capacité plus restreinte et n’était pas suffisante pour accueillir les 8 millions de tonnes additionnelles qu’on va recevoir. Donc le projet consiste en un nouveau convoyeur qui permet de connecter la cour Bloom à la cour Wabush qui a une grande capacité d’entreposage. Et par la suite, on a construit un convoyeur de 1,2 kilomètre réversible, une nouvelle technologie européenne au niveau des rouleaux et de la courroie. On est vraiment à la fine pointe de la technologie. Pour finaliser et avoir vraiment la capacité d’expédition, on construit un nouvel entasseur-récupérateur qui va pouvoir travailler sur l’ensemble de la cour», a-t-il souligné.

Une fois ce projet complété en décembre, la SFPPN aura une capacité de manutention de 25 à 30 millions de tonnes de minerai de fer annuellement.

La prochaine étape sera d’augmenter la capacité de chargement afin de répondre à une éventuelle demande des compagnies minières.

L’idée de construire un nouveau chargeur de navire sur le quai de l’ancienne compagnie Mine Wabush est à l’étude.

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