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Une chasse prévue à l’automne pour contrôler la population de cerfs de Longueuil

Malgré les recours judiciaires, la Ville de Longueuil prévoit d’aller de l’avant dans l’abattage des cerfs du parc Michel-Chartrand. Afin de régler le problème de leur surpopulation, une chasse à l’arbalète sera mise en branle à l'automne, plutôt qu'une opération d'euthanasie.

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Selon un dénombrement effectué par le ministère de la Faune, des Forêts et des Parcs (MFFP), 108 cerfs seraient présents dans la superficie du parc.

«Depuis, il y a eu une période de reproduction. On peut penser que le nombre est plus élevé», a indiqué Catherine Fournier, mairesse de Longueuil.

Il s’agit d’une hausse de 50% par rapport à l’année précédente. En 2017, leur nombre n’était que de 38. La Ville estime que l’écosystème du parc ne peut soutenir, au maximum, qu’environ 10 à 15 cerfs.

«Vu l’urgence de la situation, on a décidé de maintenir l’abattage, malgré le recours judiciaire», a expliqué Mme Fournier.

Outre les dommages à l’écosystème du parc, la Ville rappelle que la présence d’une surpopulation de cerfs peut avoir des répercussions négatives pour les citoyens habitant près du parc. Accidents de voiture, transmission de la maladie de Lyme, dommages aux propriétés voisines, sont quelques exemples donnés à cet effet.

Cela, sans compter qu’il n’y a pas suffisamment de nourriture disponible pour la population actuelle de cerfs, leur causant ainsi des souffrances.

Écoutez l’entrevue de Vincent Dessureault avec Jonathan Tabarah, conseiller municipal du district du Parc Michel-Chartrand sur QUB radio :

Pas d'euthanasie 

Initialement, l’abattage des cerfs devait se faire par capture et euthanasie. Une méthode qui a toutefois été changée pour celle d’une chasse contrôlée, qui se fera à l’arbalète. Un mandat sera confié à cet effet à une entreprise spécialisée. Les détails de l’opération seront révélés à l’automne. Une méthode qui «permettra une plus grande efficacité».

«On va mettre ça dans les mains d’experts pour s’assurer de la plus grande efficacité possible de l’opération et d’un maximum de sécurité», a déclaré Mme Fournier.

Une fois la population de cerfs réduite à la capacité de soutien du parc, la Ville envisagera des méthodes de contrôle à long terme, comme la stérilisation.

Le parc devrait néanmoins être fermé quelques jours pour assurer la sécurité du public. Une fermeture aurait également été nécessaire avec la méthode de l’euthanasie. La Ville rappelle aussi que la chasse est déjà permise dans le boisé Du Tremblay, voisin du parc.

La viande des cerfs sera récupérée et remise à une banque alimentaire.

Recours judiciaire

En mai dernier, l’avocate Me Anne-France Goldwater avait entrepris un recours devant la Cour supérieure contre la Ville de Longueuil pour empêcher «l’abattage cruel et non nécessaire» des cerfs. Les tribunaux devraient entendre la cause au mois de septembre.

Me Goldwater préconisait plutôt la capture des cerfs, et leur déplacement vers d’autres écosystèmes.«Pour agir sur les cerfs, il faut obtenir des permis. Lorsque la proposition de déplacer les cerfs a été présentée, le comité éthique a refusé d’accorder les permis, parce que la souffrance animale induite par le déplacement causerait une mort plus souffrante», a expliqué la mairesse Catherine Fournier.

«Nous ne sommes pas des experts et des scientifiques, mais nous croyons en la science», a-t-elle ajouté.

Elle précise que le recours judiciaire n’a eu «aucun» impact sur les opérations de la Ville.

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