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Primes temps double en santé: «Trop peu, trop tard», selon les syndicats

hôpital Pierre-Boucher

Photo d'archives

Pour faire face au manque de personnel dans les hôpitaux, le gouvernement Legault paiera à temps double les heures travaillées en temps supplémentaire à partir de vendredi, une mesure qui vient «trop tard» selon les syndicats.

Les organisations syndicales ont indiqué jeudi dans un communiqué de presse qu’elles «accueillaient favorablement» l’annonce du retour des primes temps double, mais qu’elles «se désolent qu’il y ait des conditions à l’application de cette mesure».

«C’est trop peu, trop tard», ont-ils résumé.

Selon une source syndicale, le ministère de la Santé et des Services sociaux n’aurait pas encore informé les syndicats des conditions qu’il a déterminées pour l’accès à la prime temps double. «Pour l’instant, les conditions diffèrent d’un établissement à l’autre. Par exemple, les quarts de travail concernés ne seraient que les soirs et les nuits», nous a-t-on expliqué.

Les organisations syndicales déplorent en outre que le gouvernement ait «laissé la situation se détériorer» au point que le retour des primes temps double soit «nettement insuffisant».

« Nous avons avisé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, le 9 mai dernier que la situation sur le terrain s'avérait très précaire et qu'il fallait convenir d'un plan pour éviter les bris de services cet été», peut-on lire dans le communiqué de l’alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

« Si nous avions convenu dès le mois de mai, ensemble, d'une série de mesures structurantes, les salariés du réseau seraient plus mobilisés, moins fatigués et le risque de bris de services serait bien moindre que maintenant», ont ajouté les porte-paroles syndicaux.

Rappelons que les primes temps doubles pour les travailleurs avaient été retirées le 16 mai dernier face à la baisse de l’achalandage dans les hôpitaux, deux jours après que le programme des «primes COVID» de 4% et de 8% pour favoriser la présence des employés du réseau de la santé au travail et celui de l’accumulation d’une demi-journée de vacances par quart de travail en temps supplémentaire ait expiré.

Les syndicats regrettent d’ailleurs que certaines de ces mesures aient été «balayées du revers de la main» par le gouvernement.

Enfin, les employés du réseau de la santé continuent de payer le prix du «manque de cohérence» du ministère face à la septième vague de COVID-19, estime l'APTS. Selon les organisations syndicales, le gouvernement devrait appliquer le principe de précaution et accorder des congés supplémentaires aux membres du personnel obligés de s’absenter en raison de la COVID-19.

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