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Moderna à Laval: une arrivée «majeure» dans le paysage industriel

La création de l’usine de production de la pharmaceutique Moderna à Laval est «majeure» et «hautement stratégique», selon le PDG de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), qui prévoit d’importantes retombées dans une foule de secteurs de l’économie montréalaise et québécoise.

«Ça fait facilement 20 ans qu’on n’a pas eu un investissement aussi significatif dans un domaine des sciences de la vie», a indiqué en entrevue M. Leblanc, qui a fondé au début la grappe industrielle des sciences de la vie Montréal InVivo des années 2000. 

L’entreprise biopharmaceutique a annoncé jeudi avoir signé un contrat d’achat pour un terrain du parc de biotechnologie de Laval afin d’y établir son usine, dont la capacité de production devrait atteindre les 100 millions de doses de vaccins par année. 

L’emplacement de l’usine sera «idéal», explique Moderna : il s’agit de la Cité de la Biotech, un parc industriel en développement situé dans le secteur de Chomedey qui regroupe des entreprises biopharmaceutiques d’envergure et des instituts de recherche employant plusieurs milliers de personnes. 

«Ce site offre d’énormes possibilités de synergie pour Moderna grâce à sa proximité d’une institution de recherche réputée et correspond aux exigences du projet et à son importance pour tous les Québécois et les Canadiens», a déclaré Moderna dans un communiqué jeudi. 

Selon Michel Leblanc, «plus on a de gros joueurs stratégiques, comme c’est le cas dans le secteur aéronautique, d’avoir une grande pharma spécialisée dans la production de vaccins, c’est extrêmement porteur». 

En soulignant le travail des ministres d’Ottawa et de Québec, M. Leblanc souligne qu’au-delà des emplois payants associés directement à l’usine s’ajoutent des possibilités pour des fournisseurs locaux de matériel de fabrication, de transport ou encore de construction. 

Un emplacement «idéal» 

Le terrain a été cédé par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), qui dirige un centre de recherche dans la Cité, de laquelle il est partie prenante. 

Pour le maire de Laval, Stéphane Boyer, «c’est certain que l’ajout d’un joueur majeur comme Moderna à notre projet est un véritable privilège. Nous les accueillons aujourd’hui avec enthousiasme et suivrons ce dossier avec grande attention», a-t-il fait savoir dans une déclaration écrite. 

L’INRS s’est dit «heureux» de pouvoir céder un terrain qui correspond aux besoins de la future usine de biofabrication, qui sera spécialisée dans la production de vaccins à ARN messager, une technologie qui s’est d’abord répandue avec les vaccins contre la COVID-19. 

«Nul doute qu’accueillir un partenaire de cette envergure contribuera au rayonnement du parc technologique lavallois au Québec et au Canada et dynamisera l’écosystème des sciences de la vie et des technologies de la santé», a fait savoir l’institution de recherche dans un courriel. 

La construction de l'usine doit débuter en 2022 et devrait être opérationnelle d’ici la fin de 2024, sous réserve de la planification et des autorisations réglementaires, a-t-on précisé. 

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a déclaré sur Twitter que «l’arrivée de Moderna au Québec est signe d’innovation en santé. C’est majeur, et nous en sommes très fiers.»

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