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Brigadier scolaire: la Ville y travaille «activement»

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

La Ville de Montréal assure travailler «activement» afin de régler la situation des policiers contraints d'assurer le travail de brigadiers scolaires, comme rapporté jeudi par notre Bureau d'enquête.

«On travaille activement avec le SPVM à augmenter l’appui de cadets et d’autres civils pour permettre aux policiers de faire leur travail, notamment dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre à l’échelle provinciale. L’administration a d’ailleurs annoncé la semaine dernière l’augmentation du nombre de cadets sur le territoire de la métropole», a affirmé le cabinet de la mairesse de Montréal, dans une déclaration écrite.

Il n’a toutefois pas été possible de parler directement à la mairesse Valérie Plante à ce propos. Jeudi, elle était de passage aux commémorations entourant le cinquantième anniversaire de la tragédie du Blue Bird, sans toutefois s’adresser aux médias. Son équipe a promis qu’elle répondra aux questions des journalistes vendredi.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Jeudi matin, notre Bureau d’enquête révélait que des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) étaient contraints de jouer les brigadiers aux abords des écoles en raison d’une pénurie de personnel.

Cela, toutefois, alors que Montréal est aux prises avec une flambée de violence armée et que le SPVM serait lui-même en manque d’effectifs. Samedi, la Ville et le gouvernement avaient d’ailleurs promis l’embauche de 450 policiers supplémentaires d’ici les cinq prochaines années pour combler ce manque. Un objectif qui serait presque impossible à atteindre, selon notre Bureau d’enquête qui s’était penché sur la question mercredi.

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

À Montréal, l’opposition officielle accuse l’administration Plante d’avoir perdu un an à «tergiverser» sur le nombre d’effectifs et d’avoir brisé sa promesse électorale d’embaucher 250 policiers supplémentaires au SPVM.

«Le fait que des policiers pallient au manque de personnel ne serait pas un problème si Montréal n’était pas en train de vivre l’une de ses pires crises en matière de sécurité publique et que le SPVM avait les effectifs suffisants pour le faire», a souligné Abdelhaq Sari, porte-parole en matière de sécurité publique pour l’opposition.

Au SPVM, on indique que les ressources humaines relèvent plutôt de la Ville de Montréal.

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