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L’importance des intervenants sociaux pour suppléer les policiers

Face à la pénurie de policiers et à leur réponse parfois musclée, le travail des intervenants sociaux est crucial pour lutter contre la violence armée et aider les citoyens en proie à des problèmes de santé mentale.

Les intervenants de l’équipe mobile de médiation et d’intervention sociale (ÉMMIS) établissent le contact avec des personnes qui ont des enjeux de consommation et d’itinérance, mais ils peuvent aussi relever les policiers dans certaines situations.

«C’est en faisant des interventions comme ça qu’on prévient d’autres interventions. Souvent, on est appelés à faire une désescalade», a expliqué François Raymond, directeur général de la société de développement social.

En l’espace de 15 minutes, pas moins de quatre interventions ont lieu dans le centre de ville en ce vendredi.

«Ce n’est pas un appel qu’on reçoit directement du 911, mais d’un agent policier. Et il faut qu’on arrive rapidement sur les lieux. Il faut travailler pas seulement à relever des interventions policières, mais travailler avec eux parce que des fois, ça dégénère», rapporte le directeur.

La tâche est de taille sur le terrain pour le SPVM et l’administration de la mairesse Valérie Plante. À la flambée de violence armée s’ajoutent les enjeux de santé mentale et l’itinérance.

«C’est vraiment de venir soulager, d’aider le SPVM, a expliqué la mairesse. Il n’y a pas un outil qui va régler la question de l’augmentation de la violence à Montréal.»

Selon elle, il faut agir sur tous les fronts. La répression en retirant des armes à feu, déstabiliser les groupes criminalisés, mais également en passant par la prévention.

Départ à la retraite

D’ici 5 ans, plus de 1600 policiers du SPVM seront éligibles à la retraite. Pour arriver à embaucher 450 nouveaux policiers, il faudra d’abord combler ces départs à la retraite, une mission qualifiée d’impossible selon les sources policières consultées.

Garder les policiers plus longtemps serait peut-être une solution pour Mme Plante. «On va rentrer dans une négociation de la convention collective. Je pense qu’il va falloir regarder toutes les options», a avoué la mairesse.

Avec le budget de 250 millions $ octroyés par Québec, 50 intervenants sociaux supplémentaires doivent être embauchés d’ici 5 ans.

L’objectif à terme étant qu’ils assument une présence 24/7 sur l’ensemble du territoire montréalais.

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