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Edgar Fruitier devra purger sa peine en prison

L’homme de théâtre Edgar Fruitier a été débouté en appel et devra purger six mois de prison pour des crimes sexuels commis dans les années 70.

«La cour ordonne à Edgar Fruitier de se livrer aux autorités carcérales avant le 19 septembre 2022 à 15h», peut-on lire dans la décision qui vient tout juste d’être rendue publique par la Cour d’appel du Québec.

Fruitier, 92 ans, contestait sa condamnation en lien avec des attentats à la pudeur sur un adolescent, alors que l’accusé était âgé dans la quarantaine. Le mélomane, qui a notamment prêté sa voix au personnage de M. Burns dans la série Les Simpson, avait profité de la victime qui travaillait pour un théâtre d’été, en Estrie.  

Attouchements

Il lui avait même offert de l’héberger à son chalet, là où la première agression a eu lieu. Edgar Fruitier, alors âgé de 44 ans, avait attrapé les parties génitales de l’adolescent de 15 ans. 

Le garçon considérait alors le mélomane comme son «grand frère». 

Il a commis des gestes similaires, à deux autres reprises, en 1976, à son domicile de Brossard, où le jeune homme avait été embauché pour faire du ménage. Avant de rendre sentence, le juge de première instance Marc Bisson avait insisté sur l’importance de dénoncer les crimes sexuels contre les mineurs.

«Ce n’est pas un vain mot dire que le jugement sur la peine prononcée contre l’appelant est fouillé, a de son côté renchéri la Cour d’appel. Le juge s’arrête sur tous les faits pertinents.»

Protéger les enfants

Le plus haut tribunal de la nation a ensuite rappelé la portée d’un arrêt de la Cour suprême du Canada, qui durcit les peines contre les personnes coupables de crimes sexuels sur les enfants.

«En s’inspirant de cet arrêt et en se fondant sur la compréhension actuelle des violences sexuelles faites aux enfants, le juge de première instance a correctement abordé la question de la détermination de la peine», est-il indiqué.

Fruitier espérait la clémence de la cour pour que l’incarcération soit remplacée par un sursis de peine, en raison de son âge avancé et du caractère peu intrusif des attouchements, malgré le traumatisme subi par la victime.

II a quelques semaines pour porter la cause en Cour suprême, s’il le désire.

Écoutez le segment Tout savoir en 24 minutes avec Alexandre Moranville-Ouellet sur QUB radio :  

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