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Loto-Québec en panne : des détaillants à bout de patience

***Mise à jour, 15h06 - Les professionnels de Loto-Québec ont conclu une entente de principe et ont suspendu leur grève, mardi après-midi, peu après la publication de ce témoignage.

En plus de la grève qu'ont déclenchée les 455 employés de Loto-Québec, une panne généralisée perturbe la vente et la validation des billets de loterie depuis la nuit de samedi. Une situation qui ralentit considérablement les activités des commerçants, qui souffrent de cette situation.

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C’est notamment ce que traversent les dépanneurs et les tabagies de centres commerciaux. En région, les consommateurs doivent rebrousser chemin faute de services disponibles. Et c’est aussi fâcheux pour les propriétaires qui tentent de se redresser après les sacrifices qu’a entraînés la pandémie.

«On ne peut rien faire, je passe mes journées à attendre et à revirer les clients», a déploré à LCN Karine-Alexandra Doré, propriétaire de la Tabagie Calumet de Mont-Laurier, dans les Hautes-Laurentides, depuis 16 ans .

«Je ne peux pas travailler. Je ne peux pas faire aucun billet autre que les ‘gratteux’. Je ne peux même pas les vérifier. On nous avait dit qu’on pouvait vendre de la Loto-Max, du Banco et La Quotidienne.»

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Pour les petits commerces spécialisés qui sont détaillants autorisés de Loto-Québec, comme la Tabagie Calumet, cette panne représente un écueil majeur pour les revenus.

«Je ne suis pas une épicerie, donc je ne vends pas de cannage. Je ne vends pas d’essence. Je ne vends pas de médicaments comme une pharmacie. Moi, je dépends beaucoup des ventes de loto.

«Loto-Québec sait très bien que je suis une bonne vendeuse, car ils voient mes chiffres. Je trouve ça dur, je n’ai rien qui rentre depuis trois jours, ajoute-t-elle. Dimanche, j’ai payé l’employé. Aujourd’hui c’est moi. Je m’assois et j’attends.»

Compensation souhaitée

Pendant ce temps, impossible d’obtenir des explications ou des indices quant aux délais de traitement chez la société d’État. Le service à la clientèle est inexistant, aux dires de déplore Karine-Alexandra Doré.

«On essaie d’appeler et c’est le répondeur ou un message automatisé qui nous dit qu’ils ont des difficultés techniques. C’est tout. On ne peut pas parler à personne. C’est mort pour eux autres.»

La commerçante admet qu’elle est à bout de patience : «on ne sait plus quoi faire. Moi aussi je veux vivre. La pandémie a été dure pour moi aussi et là on me demande d’arrêter de travailler.»

La situation est d’autant plus difficile pour les régions, puisque les travailleurs doivent se déplacer en voiture avec et défrayer les coûts liés l’essence. 

«Une compensation, j’aimerais bien en avoir une moi aussi. Pas juste les employés de Loto-Québec.»

L’entrepreneure invite les détenteurs de billets à les conserver jusqu'à ce que la situation revienne à la normale. Mais à savoir quand la situation sera résorbée, c’est le néant.

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